Un Français s’invite chez les Belges – Épisode 1

Paul-Mikäel Menthéour, 26 ans, s’apprête à écrire une nouvelle page de sa jeune carrière. Coureur des Côtes d’Armor – Marie Morin, le Breton vient de signer un contrat dans le plat pays pour la fin de saison. Sa nouvelle vie, sous le maillot de Veranclassic – Ekoï, Paul-Mikaël vous la raconte sur La Gazette des Sports.

«Me voilà lancé dans une nouvelle aventure. À 26 ans, je rejoins les rangs d’une équipe professionnelle belge. De par mon âge et mon parcours atypique, je savais qu’il me serait compliqué d’intégrer une équipe française. Et puis le cyclisme belge me plaisait. Alors j’ai envoyé un CV à Veranclassic. Cette équipe m’a tapé dans l’oeil au Tour de Gironde.

Je suis là jusqu’à la fin de saison. J’espère me distinguer. Je veux montrer que je suis là. Que je suis solide ! J’ai 26 ans, mais dans ma tête, je me considère comme un Espoir 3. Physiquement, je suis loin d’être arrivé à maturité. Très loin même ! J’ai encore une marge de progression. Je n’ai jamais fait de vélo plus de deux saisons de suite. J’ai même arrêté pendant quatre ans. Prendre du recul m’a fait du bien. Désormais, je sais la chance que j’ai de vivre ce que je vis actuellement.

Ici, en Belgique, je vis près de Deinze, en Flandre dans un appartement que notre manager, Geoffrey Coupé, met à disposition des français de l’équipe. J’y suis actuellement avec Justin Jules. On y est bien. Je prends mes marques. J’ai discuté avec Martial Roman, un autre français de l’équipe. Je ne m’inquiète pas, ça va bien se passer !

J’ai hâte de courir chez les pros. Je ne peux pas dire que j’appréhende. Les autres mecs ont deux bras. Deux jambes. Comme moi. Et je sais que la forme est bonne en ce-moment. Le seul risque, c’est d’avoir une bonne surprise. Je préfère partir dans cet état d’esprit. Je suis avant tout ici pour apprendre et saisir la chance qui m’est offerte. Avoir des directeurs sportifs comme Nico Mattan et Willy Teirlinck, c’est incroyable. Ce sont deux monuments du cyclisme belge. Quand ils parlent, tu écoutes. Le staff est top. Ça motive et permet de faire progresser.

J’ai disputé une première kermesse, dimanche 9 août. La Bretagne, comme la Belgique, ce sont deux terres de vélo. Au niveau culturel, les deux régions se rapprochent mais outre-Quiévrain, tout est puissance dix ! L’ambiance, le public, le nombre de coureurs, l’argent. C’est différent. En Belgique, on s’engage sur la ligne. C’est 5€. On reçoit les prix et primes en liquide, aussitôt la course terminée. Ça coute moins cher de s’engager et les prix sont plus importants ! La fédération belge simplifie tout par rapport à la France. Chez nous, nos prix des courses Elites, on les reçoit un an et demi après la course… De l’autre côté de la frontière, les bons coureurs réussissent à vivre du vélo et de ses primes. Comme en Bretagne dans les années 90. Ici, je vis un autre cyclisme que celui qu’on connait chez nous. Ça va me booster. Je suis pressé d’apprendre et de découvrir. A bientôt pour le numéro 2 !»

Propos recueillis par Josselin Riou
@Josselin_Riou

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