#2 L’adaptation

Jérémy Bescond souffre de la météo comme ici sur Paris-Camembert / Laurenza Jay
Jérémy Bescond souffre de la météo comme ici sur Paris-Camembert / Laurenza Jay

La chronique besconienne : L’adaptation

Depuis sa dernière chronique (Les Premiers Pas), le néo-professionnel de la formation Cofidis, Jérémy Bescond a pratiquement tout vécu. Le soleil du sud durant une semaine de stage mais aussi le déluge finistérien à l’occasion de la Coupe De France. Dans quelques jours, notre correspondant au sein du peloton professionnel s’envolera pour la Turquie et son tour national. Pour vous, Jérémy Bescond vous conte l’histoire du professionnalisme.

« Avant, je rigolais quand il pleuvait. Maintenant, je rigole moins ! »

Après quelques semaines rythmées par les coups de pédales de sa machine, l’homme originaire de Douarnenez nous fait un état des lieux sur sa condition physique, évoque son changement d’entraîneur et nous fait son petit point météo :

Au départ du Tour du Finisètre, le coureur de la Cofidis paraissait souriant / Mathilde L'Azou
Au départ du Tour du Finisètre, le coureur de la Cofidis paraissait souriant / Mathilde L’Azou

« Ces derniers jours, le temps fût exécrable sur les différentes courses auxquelles j’ai pu participer. C’est dur car j’ai toujours eu beaucoup de mal dans le froid et sous la pluie. Je me souviens que l’an dernier, lorsqu’il faisait ce temps-là, on se regardait avec Sébastien Fournet-Fayard et Axel Gagliardi et on rigolait car on ne supporte vraiment pas cette météo capricieuse. Bon, maintenant, je rigole un peu moins ! La pluie, le vent, le froid, tout ça fait partie intégrante du cyclisme, mais là on a beaucoup subi et cela influe beaucoup sur le moral et sur notre récupération. Le piège, c’est surement de ne pas finir les courses car l’on est transi par le froid. Du coup, on ne peut travailler comme on le souhaite et on doit compenser à l’entrainement sans toutefois en faire de trop pour conserver une touche de fraîcheur.

En parlant de l’entraînement, je reviens progressivement à ce que je pouvais faire l’an passé, chez les amateurs, même si j’en ai beaucoup bavé avec des conditions d’entraînement difficiles. Je n’ai encore aucunes marques de bronzage et chez moi, il y a encore de la neige ! J’espère donc désormais que le temps va s’améliorer pour que je puisse profiter du magnifique cadre qu’il y a autour de Bourg D’Oisans… Quand le soleil est là, c’est le pied. »

L'apprentissage est parfois plus que compliqué / Mathilde L'azou
L’apprentissage est parfois plus que compliqué / Mathilde L’azou

Un premier Tour Du Finistère à domicile.

Pour la première fois de sa jeune carrière de cycliste, Jérémy Bescond évoluait à la maison en disputant le Tour du Finistère, septième manche de la Coupe de France – PMU. Malheureusement, avec lui, c’est le mauvais temps qui faisait son retour dans le « Pen-Ar Bed ». Des conditions climatiques fatales au local :

« Forcément, courir à la maison, c’est extrêmement motivant. Je connais les routes que l’on empruntait par cœur ! Malheureusement pour moi, la pluie m’a tétanisé. Trois jours plus tôt, j’avais fini Paris-Camembert sur les rotules. Là-bas non plus, le temps n’était pas clément et je n’avais pas entièrement récupéré en si peu de temps. J’étais déçu au moment de mettre pied à terre mais bon… J’espère désormais qu’il fera beau ! »

bescond fin

L’envol turc.

Au programme du coureur de l’équipe Cofidis, c’est le Tour de Turquie qui se profile à l’horizon. Là, c’est sûr, il devrait y faire soleil, la chaleur devrait être au rendez-vous et enfin, Jérémy Bescond pourra se montrer.

« Dès ce vendredi (19 Avril), je m’envole pour la Turquie avec mes coéquipiers. C’est une superbe course et nous y allons sans pression. L’équipe sera forte avec des coureurs en forme, comme Nicolas Edet ou Yoann Bagot. Guillaume Levarlet ou encore Rudy Molard seront également de la partie. Je verrais bien quel sera mon rôle au sein de ce collectif et quelle sera la stratégie adoptée par le manager. En cas d’arrivée au sprint sur certaines étapes, nous pourrons compter sur le belge Sijmens mais également sur Stéphane Poulhiès ! Une autre partie de l’équipe sera au départ de Liège-Bastogne-Liège, en même temps. »

« J’ai hâte d’y être. »

« Ce Tour de Turquie, ce sera une nouvelle expérience pour moi. J’espère continuer ma progression et surtout découvrir. C’est une épreuve où il y a des étapes pour tout le monde, tous les profils de coureur. J’espère tout d’abord que les sensations seront présentes et que je pourrais donc me faire plaisir sur certaines étapes. »

« Ce monde-là, il faut s’y habituer. »

Comme Bryan Coquard, Rudy Kowalski, Cyrille Patoux, Erwan Corbel, Benjamin Le Montagner ou encore Warren Barguil, Jérémy Bescond fait partie des « néo-professionnels » que compte l’hexagone en 2013. Celui qui avait terminé deuxième, l’année dernière, du GP de Plouay Amateurs, dans le sillage d’un certain Bryan Coquard (tiens tiens !), nous raconte ce qu’il se passe dans le petit monde des néo-pros :

L'an passé à Plouay, Coquard avait devancé Bescond / Elen Rius
L’an passé à Plouay, Coquard avait devancé Bescond / Elen Rius

« Nous sommes de la même génération, alors forcément, on se parle souvent dans le peloton. Bien sûr, Bryan (Coquard) est une grande révélation chez les professionnels. Il est vraiment très impressionnant. Il a beaucoup de confiance en lui et il peut compter sur une très belle équipe qui le soutient. A mon avis, il gagnera plus chez les professionnels que ce qu’il n’a pu faire par le passé, chez les amateurs. A ce niveau, les courses sont davantage contrôlées et stéréotypées.

Dans l’ensemble, je pense que nous sommes tous, les néo-pros, en phase de formation, d’apprentissage. Ce n’est pas toujours évident. Le niveau est très élevé et j’en vois beaucoup faire le travail pour leurs leaders ou chercher les bidons pour leurs équipiers. On essaye de prendre des « coups » pour se faire voir, mais on y laisse souvent des plumes… C’est un monde totalement différent de ce que l’on a vécu avant. Il faut s’y habituer ! »

L’aventure continue pour notre correspondant au sein du peloton professionnel. Pour plus d’informations, suivez l’actualité de Jérémy Bescond sur les réseaux sociaux de La Gazette Des Sports.

La suite, au prochain numéro de la Chronique Besconienne…

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