La NBA, la grandeur sportive américaine.

Certes, il y a le baseball, le foot américain ou le hockey, mais le basket représente l’ampleur que prend le sport outre-Atlantique. En effet, si les autres sports restent majoritairement pratiqués aux USA, ou dans certains autres pays, isolés, le basketball est pratiqué aux quatre coins du monde. La NBA parvient à inscrire les lettres d’or de ce sport. Décryptage d’une « nuit NBA ».

00h00, mardi 30 Octobre ou mercredi 31

Alors qu’en France, beaucoup sommeillent paisiblement, aux Etats-Unis, tout un pays ressort sa tunique du fervent supporteur pour entamer une nouvelle saison de NBA, le championnat américain de BasketBall. Et oui, après de longs mois d’absence, le sport reprend ses droits et ce malgré le passage de la tempête, Sandy. Pour débuter ce nouveau volet du championnat le plus spectaculaire du monde, les Wizzards de Washington accueillent les Cavaliers de Cleveland. Un duel loin de laisser rêveur le passionné du dimanche, pas vraiment motivé à l’idée de rester éveillé pendant plus de deux heures, les yeux rivés sur sa télé. Néanmoins, cet affrontement m’aura permis, à moi, le passionné de sport, pas forcément de basket, d’apprécier un spectacle. Oui, un spectacle car le basket, aux Etats-Unis, c’est plus qu’un sport, c’est un véritable spectacle. Les stars du ballon orange sont connues à travers les 50 états d’Amérique et les millions de dollars qu’ils touchent méritent bien un petit peu de bonheur.

Alors oui, c’est sûr, Washington – Cleveland, ce n’est pas la plus grosse affiche de l’année et les stars internationales du basket ne sont pas présentes sur le parquet et pourtant, j’aurais assisté à une belle rencontre de sport. Longtemps mené, voir dominé, par Cleveland, les Washington Wizzards ont finalement réalisé un retour incroyable. Le score était même de 80/80 à quelques minutes du buzzer. A ce moment-là, on pouvait « rêver », sans s’endormir, d’un retournement de situation, d’une victoire de Washington pourtant donnée perdante face à Cleveland. Mais que nenni mon cher ami. Il n’en fût rien car dans les 3 dernières minutes, alors que Cleveland semblait faiblir, les joueurs de Washington ont perdu toute leur adresse. Personne n’était capable d’inscrire le moindre point. Il n’en fallait pas plus aux Cavaliers pour faire la différence. Une adresse revenue au beau fixe, des récupérations de balles efficaces et le tour est joué.

Score final : 84/94.

Boston Celtics VS Miami Heats : le choc.

Autant, la première affiche pouvait laisser perplexe l’amateur peu motivé. Autant la rencontre de 1h00 du matin, heure française aurait pu se faire lever du lit n’importe quel fan de basket. Et oui, les Celtics de Boston, emmené par ses stars, Kevin Garnett et Paul Pierce accueillaient, sur leur parquet, les ogres de Miami. Avec une armada de star avec Dwayne Wade, Chris Bosh et l’incontournable Lebron James présente sur le parquet, le spectacle ne pouvait qu’en être meilleur. Toutes ces pointures réunies pour jouer au basket, c’était un moment à ne pas louper. Des dunks et des Alley-Oop, le kung-fu du basket, à tire larigot pour le plus grand plaisir des spectateurs et téléspectateurs. Plus que ce qui se passait sur le parquet, c’est l’ambiance, qui descendait des tribunes, qui m’a impressionné.

Personnellement, je n’ai jamais assisté à un match de basket, encore moins aux USA alors quel fût mon émerveillement quasi instantané lorsque le public part en liesse, d’une seule voix, à chaque action délivrant un panier réussi. Alors que les joueurs sont au plus profond de leur concentration, que les secondes indiquant la possession de balle diminuent à un rythme effréné,  que le public devrait retenir son souffle en regardant le ballon tourner délicatement autour de l’arceau jusqu’à tomber, ou non, dans le panier, les américains préfèrent passer les derniers tubes à la mode. Et si ce n’est la musique de FloRida, un rappeur américain, ce sont les musiques oppressantes des secondes qui s’égrainent et qui rajoutent un grain de sel à l’ambiance surchauffée des salles américaines. L’ambiance et l’engouement sont tels, en Amérique, qu’il est remarquable sur les réseaux sociaux. En effet, le petit oiseau bleu qu’est Twitter n’aura pas résisté au retour en force de la NBA. On retrouvait ainsi, à travers le monde, différents noms de joueurs, ou d’équipes parmi les 10 mots les plus cités sur Twitter. Mais revenons au match.

Un match plein, du début à la fin. Je vous avoue avoir jonglé entre la rencontre Washington – Cleveland et Boston – Miami tout en conservant une préférence particulière au choc de cette première journée de NBA. En effet, ce n’est pas tous les jours que je resterais éveillé si tard, ou tôt pour un simple match de basket, si intéressant soit-il. Alors forcément, dans une rencontre comme celle-ci, notre attention se porte naturellement sur les stars, les joueurs que l’on connait le plus. Et à ce jeu-là, Paul Pierce (Boston) et Lebron James (Miami) ont impressionné. Des tirs à 3 points qui fleurissaient de toutes parts, des combinaisons, des récupérations et des courses endiablées sous les paniers qui s’enchaînaient sans cesse, durant plus de 45 minutes de jeu. Et le plus impressionnant, c’est sans aucun doute l’adresse et la rapidité avec laquelle évoluent les différents joueurs. Ce tout éclipserait presque, à mes yeux, le score du match.

Score final : 107/120

Oui, Miami a dominé tout au long du match. Oui, Miami a pris un ascendant psychologique et numérique sur Boston et sur de nombreuses équipes en remportant ce premier choc de la saison. Mais moi, simple observateur de basketball, ce que je vais retenir de ce match, c’est les progrès qu’ont à faire les français pour attirer des spectateurs. Le jour où on garantira le spectacle qui est proposé aux USA, au Mans, au Havre, à Pau-Orthez où je ne sais où encore en France, il est certain que les salles se rempliront plus vite. Personnellement, je dois reconnaître que le parcours des braqueuses françaises, lors des derniers Jeux Olympiques de Londres, m’a incité à regarder de plus près le basket, qu’il soit féminin ou masculin. Je vous conseille d’en faire autant, le plaisir est quasiment 100% garanti !

Rédigé par Josselin Riou.

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