Marlène Petit veut passer la vitesse supérieure

Marlène_Petit_TaborMarlène Petit sera à Tabor, la quatrième française engagée pour les Championnats du Monde de cyclo-cross. Moins connue que Pauline Ferrand-Prévôt ou Lucie Chainel, la Rhônalpine de 23 ans partage son quotidien entre ses entrainements et le travail. Des journées chargées qui ne l’empêchent pas de tutoyer les sommets.

Un rythme intense au quotidien

Chaque matin, Marlène Petit se lève à 6 heures. L’heure de la paperasse, de l’administratif mais aussi de l’organisation de ses déplacements. Ensuite tout s’enchaîne. «De 8h30 à 17h, je suis enseignante en Activités Physiques Adaptées (APA) dans un centre de rééducation-réadaption, dans l’Ain.» Une toute nouvelle profession qui aide les patients atteints d’AVC, de traumatismes crâniens ou d’amputations, à retrouver leurs capacités à travers l’activité sportive.

Une fois la porte du travail refermée, une seconde journée commence. «Vu le temps qu’il fait en ce moment, je passe la plupart de mon temps sur l’home-trainer. Il n’y a que le mercredi que je m’octroie une pause de deux heures pour sortir.» Des sorties, aussi courtes que nombreuses, que Marlène Petit (Chambéry Cyclisme Compétition) encaisse de mieux en mieux. Les résultats, eux, suivent.

Marlène_Petit_Tabor«Un bilan largement satisfaisant !»

Lauréate du classement général de la Coupe de France et de la manche inaugurale à Besançon, 4e du France, 4e à Lanarvily, 2e à Sisteron, Marlène Petit termine 9e des Championnats d’Europe de Lorsch (Allemagne), en novembre dernier. La Chambérienne sent qu’elle a réellement franchi un cap.

«Ma saison est satisfaisante. Je nourris quelques regrets sur certaines courses, qui ne se sont pas jouées à grand chose. Cette saison, j’ai franchi un cap. C’est encourageant pour la suite, explique Marlène Petit. J’ai encore des progrès à faire. Techniquement et physiquement. Il me faudra faire une bonne saison de route et m’entourer d’une équipe pour m’accompagner sur les courses. Chaque saison, je m’améliore. Ce sera peut-être l’année pour passer la vitesse supérieure.»

https://twitter.com/josselin_riou«J’ai l’habitude d’être exigeante avec moi-même»

 Après sa victoire sur la première manche nationale, Marlène Petit a revu ses objectifs à la hausse. «Je me suis peut-être sur-estimée mais j’ai l’habitude d’être exigeante envers moi-même.» Une exigence qui lui fera découvrir les Championnats d’Europe et même du monde. «C’était vraiment inespéré au début de l’hiver. J’ai tendance à toujours regarder les points négatifs, mais cette saison, il y a aussi du positif.» affirme la Chambérienne de 23 ans à La Gazette des Sports.

Quatrième des derniers championnats de France, Marlène Petit n’espérait plus se rendre à Tabor pour le Mondial. «Je pensais que c’était raté pour cette année après mon France. J’y ai complètement loupé mon départ, et j’ai couru en chasse derrière le trio de tête. Cette sélection récompense tous les sacrifices consentis jusqu’à maintenant. À moi de faire honneur à ce maillot, à cette sélection.» La championne de Rhône-Alpes Dames s’élancera assez loin sur la grille de départ de son premier championnat du monde. Sur un circuit qui s’annonce gelé et enneigé, Marlène Petit se sent capable de viser le Top15. «Ce sera difficile !» avoue l’intéressée. Un défi de plus.

Par Josselin Riou
@Josselin_Riou

Une réflexion sur “Marlène Petit veut passer la vitesse supérieure

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s