Mutations 2014

Mutations 2014 dans le cyclisme amateur

Comme l’an dernier, La Gazette des Sports est allée à la rencontre de ces coureurs cyclistes qui ont décidé de changer d’air pour la saison prochaine. Du nord au sud. De l’ouest à l’est. Même à Vesoul. Ah non pas à Vesoul. Nous avons rencontré. Questionné. Tenté de comprendre. Le changement c’est aussi maintenant sur La Gazette !

Matthieu Halléguen quitte le  BIC 2000 pour ScaërVS Scaër

Mathieu Halléguen – 25 ans :

« Je suis rancunier. Si quelqu’un me cherche, il aura le revers de la médaille ! »

« Le bilan que je tire de ma saison 2013 est plutôt mitigé. J’ai commencé par plusieurs places d’honneur en début de saison. Et ce malgré le manque de soutien de quelques équipiers. L’exemple le plus flagrant, c’était sur le Grand Prix Gilbert Bousquet (Elite Nationale). Je me suis retrouvé seul face à deux coureurs de l’Armée de Terre. Ensuite, j’ai un peu galéré. Je suis tombé sur une Elite du côté de Poitiers. Ça m’a ruiné ma préparation pour les Championnats de France amateurs de Lannilis (Finistère). C’était un réel objectif pour moi. Le BIC 2000 m’a quand même sélectionné pour ce championnat. J’ai pris une honorable 20e place. Ensuite, il y a eu plus de hauts et de bas. Je suis très content de ma troisième place au Grand Prix de Plouay. Mais j’aurais aimé levé les bras plus souvent. Et dieu sait qu’il y avait de la place…

Je conserve un souvenir partagé de mon passage au BIC 2000. L’ambiance était très bonne entre les coureurs et Léonard Cosnier, le Directeur Sportif. Mais la fin de saison fût plus tendue. Début Octobre, Yvon Caer, le manager de l’équipe m’a clairement dit qu’il ne savait pas quoi faire de moi pour la saison prochaine. S’il devait me garder ou pas. Pour lui, je devais crever ma bulle de cycliste à plein temps. Je devais penser à ma vie professionnelle et familiale. Ça a vite été réglé. Je n’aime pas resté dans le doute ! Je me suis alors lancé dans une formation de mécanique cycle sur Quimper (Finistère). Et j’ai fait le choix de mettre un terme au cyclisme de haut niveau. Maintenant, le vélo, ça sera pour le plaisir, dans le club du coin.

J’ai contacté quelques clubs du secteur quimpérois. Mon choix s’est finalement orienté vers le VS Scaër. Mon club de mes débuts. Je connais bien le président actuel, Julien Kerhervé. Il se démène pour me mettre dans les meilleures conditions possibles pour cette saison 2014. Et puis mon voisin, Anthony Kerneis, qui court pour le VSS, est un grand ami de mon père. Ca a pesé dans la balance. Le principal objectif pour l’année qui commence sera de prendre du plaisir à faire du vélo et à gagner toutes les courses qui se présenteront à moi. Si j’en ai la possibilité, je ne me priverai pas. Je suis un coureur complet qui roule bien, qui sprinte bien en petit comité et qui grimpe bien. Mais je suis surtout quelqu’un de rancunier. Si quelqu’un me cherche, tôt ou tard, il recevra le revers de la médaille. A bon entendeur ! »

Vincent Ragot change d'air au VC PontivyVS Pontivy 

Vincent Ragot – 30 ans :

« Je sais régler un réveil pour aller au travail ! »

« Ma saison 2013 est moyenne dans l’ensemble. J’ai eu le droit à de nombreux changements dans ma vie. Et je n’ai jamais réussi à trouver la bonne carburation pour marcher. Durant mon passage au VCP Loudéac, j’ai découvert des personnes qui comptent désormais pour moi. Mais d’un autre côté, j’ai été vraiment déçu. Les quelques réserves émises par certains ont été confirmé.

Pour la saison 2014, j’ai décidé de changer de club. Loudéac m’en demandait beaucoup plus en m’en donnant moins. Ce n’est pas le vélo qui me fait manger ! Moi, je sais comment régler un réveil pour aller au travail. J’ai donc fait le choix de m’engager avec Pontivy, dans le Morbihan. Je vais ainsi me retrouver entre personnes de confiance. Il n’y aura pas de pression, pas de faux semblant. Les objectifs seront simples et clairs. Retrouver du plaisir à gagner des courses. Mais aussi mettre les points sur les i, les barres sur les t. Je suis motivé pour la saison à venir. Mais surtout très revanchard ! »

Nicolas David quitte Brest pour Hennebont CyclismeHennebont Cyclisme / DN3

Nicolas David – 25 ans :

« Je sais qu’Hennebont va me booster ! » 

« Pour moi, la saison 2013 a été très bonne. Avec pas moins de 18 podiums et 8 victoires ! J’ai été régulier du début à la fin de l’année. Je sens que j’ai franchi un nouveau palier dans ma carrière. J’ai passé une saison au sein du BIC 2000. J’en garde un très bon souvenir. Les coureurs évoluaient dans un contexte familial. Ça m’a permis d’être serein toute la saison.

Après six ou sept ans passées en Division Nationale 1, j’ai décidé de quitter Brest. Ce niveau de compétition impliques énormément de voyage. Etant donné que je ne suis pas passé professionnel après une telle saison chez les amateurs, j’ai fait le choix de changer d’équipe. Une structure plus petite et familiale comme Hennebont Cyclisme me correspond. Je sais que cela va me booster !

J’ai eu un contact avec Cédric Le Ny, l’un des dirigeants d’Hennebont. Il a fait le maximum pour que je les rejoigne. Cette attitude m’a vraiment séduite. J’ai longtemps réfléchi à ce que j’allais faire pour la saison prochaine. Et finalement, je me suis lancé dans ce nouveau projet. Je suis un coureur complet qui me bat et m’accroche en permanence. Alors en 2014, j’espère être aussi performant que cette année et gagner encore beaucoup de courses. On verra bien, mais il n’y pas de raison pour que ça se passe mal… »

Dinan

Team Pays de Dinan / DN3

Florian Auberger – 26 ans :

« J’ai réalisé une bonne saison 2013. Je trouve que j’ai été plutôt régulier tout au long de l’année. J’ai passé deux années au Vélo Club Pays de Loudéac (22). La première année, l’équipe était toute neuve. Et nous étions montés en DN2 en fin de saison. La seconde année fût moins intéressante pour moi. On devait faire pas mal de déplacements pour faire les grandes courses. Et avec mon travail, je ne pouvais plus suivre. Mais l’équipe a fait une belle saison.

J’ai fait le choix de quitter Loudéac pour m’engager avec le Team Pays de Dinan. Leur projet me semble vraiment intéressant. C’est une équipe qui semble avoir la tête sur les épaules, si on peut dire ainsi. Ils me font confiance. Je n’espère pas décevoir les dirigeants ! C’est très tard dans l’année que j’ai pris cette décision. Au dernier moment. L’objectif en 2014, ce sera de montrer le maillot sur les principales classiques bretonnes de la saison. Et puis je suis un compétiteur. Alors je veux me montrer sur les manches de la Coupe de France DN3 pour aider le club. »

Elie Gesbert commence sa saison Espoir au Team Pays de Dinan

Elie Gesbert – 18 ans :

« J’ai reçu beaucoup d’appels pour changer de club »

« Je dresse un bilan plus que positif de ma saison 2013. Ma dernière chez les juniors. Ce fût une saison remplie de bons résultats. Je ne m’y attendais pas. Pas de cette façon en tout cas. J’ai beaucoup appris à Andel Vélo Sport. Dès l’âge de neuf ans, j’ai débuté par le VTT. J’ai ensuite évolué vers le cyclo-cross puis sur la route. Andel est un bon club formateur pour les jeunes coureurs

J’ai choisi de rejoindre le Team Pays de Dinan pour la saison prochaine. Cela me permettra de passer la marche entre Juniors et les Espoirs tranquillement. Sans être obligé de courir en Elite tous les week-ends. Comme ça aurait pu être le cas si j’avais signé pour une équipe de DN1. Evoluer à Dinan c’est aussi l’assurance de faire mon programme de course comme bon me semble. En association avec mon entraîneur, Roland Le Doledec.

J’ai reçu beaucoup de coup de téléphone à la maison. Les trois-quarts des Divisions Nationales 1 de France m’ont appelé. Mais aussi quelques clubs étrangers comme Etixx-Ihned (réserve continentale d’Oméga-Pharma-Quick-Step, ndlr). Je n’ai pas donné suite à ces propositions. Je ne me suis pas encore fixé d’objectifs pour 2014. Je vais évaluer mon niveau sur les premières courses de la saison. Manche-Atlantique sera, pour moi, la première occasion de me tester au haut niveau. Je verrai par la suite où je me situe. »

Nicolas Loustaunou rejoint les alsaciens du Team Rémy MederTeam Rémy Méder Haguenau / DN2

Nicolas Loustaunou – 27 ans :

« Je suis motivé comme un cadet »

« Ma saison est assez mitigée sur le plan des résultats. Ils n’ont pas été à la hauteur de mes espérances. J’ai eu un gros passage à vide en Avril. Ça m’a sapé le moral ! Je n’arrivais plus à me débarrasser d’une vilaine bronchite. J’ai retrouvé un peu de confiance et de force en deuxième partie de saison. J’ai enchaîné le Tour de Dordogne, le KBE, la Vuela a Leon puis le Tour du Piémont Pyrénéen. J’ai pu retrouver le coup de pédale.

Je retiens beaucoup de choses positives de mon passage à l’Entente Sud Gascogne. Il y avait une bonne ambiance. C’est plaisant de courir dans ces conditions. Dominique Arnaud, le manager, est un très bon meneur d’hommes. Il m’a apporté une certaine expérience. C’est grâce à lui que j’ai pu découvrir des courses renommées qui m’ont fait progresser. Je remercie également mon entraîneur, Alexandre Abel, et notre kiné, Nicolas Coudray. Ils m’ont souvent guidé. Mon meilleur souvenir restera ma deuxième place sur le Tour du Piémont. C’est une épreuve qui me tient à cœur. J’y suis à domicile ! Avec l’Entente, je me suis découvert. J’ai progressé et j’ai appris à connaître mon corps.

Après le Tour des Landes, j’ai un senti un petit ras le bol. J’étais déçu de ma saison. Je pensais arrêter le vélo. Passer à autre chose. M’investir dans mon projet. Je possède un BEESAC et je veux travailler avec les Tours Opérators en France, en Espagne et en Italie. Ma décision était prise. J’ai été surpris que l’Entente Sud Gascogne rétrograde. C’est dommage. Dans le Sud-Ouest, il n’y a pas de club de DN1. C’est un grand vide. L’écart se creuse avec des régions comme la Bretagne.

En 2014, j’évoluerai au Team Rémy Meder d’Haguenau. Début octobre, le président du club m’a appelé. Il m’offrait un emploi à temps plein au club d’Haguenau (Alsace) pour développer le BMX. Il m’a recontacté pour me proposer d’intégrer l’équipe de DN2. J’ai pris mon temps pour voir si j’étais motivé et si j’étais prêt à quitter mon sud natal ! Je suis souvent partant pour découvrir des nouvelles choses. Tenter de nouvelles expériences. J’ai fini par accepter la proposition de Jack Ruez.

L’équipe est réputée en Alsace. C’est une grande fierté que de les rejoindre pour la saison à venir. Je ne pouvais m’arrêter sur une saison en demi-teinte. Découvrir un nouvel environnement ne peut me faire que du bien. Je suis motivé comme un cadet. J’espère ne pas décevoir et apporter quelque chose au club et aux coureurs. Mes objectifs seront avant tout destinés au collectif. La Coupe de France DN2 sera le fil rouge de notre saison. Je ne connais pas du tout les courses dans cette partie de la région. Mais j’ai à cœur de participer au Tour d’Alsace ! »

Jauffrey Betouigt signe à l'APOGE CyclismeAPOGE / DN2 en 2014

Jauffrey Betouigt – 21 ans:

« Les Coupes de France DN1 sont d’un ennui mortel »

« Ma saison 2013 a été mauvaise. J’ai été blessé au tendon d’Achille. J’ai dû stopper le vélo pendant trois mois. Je me suis dit que la saison était finie. J’ai pris du poids. Et ma condition n’était pas assez bonne pour que je puisse revenir en fin de saison. Mais je voulais quand même courir. Notamment pour préparer le chrono des herbiers et ma saison 2014. Mais je ne me suis pas forcément senti soutenu. J’ai alors compris que je n’avais plus ma place à Chambéry.

Je me suis préparé seul pour le Chrono des Nations aux Herbiers (Vendée). J’y ai terminé quatrième. Pour moi, c’est une véritable satisfaction. Mais ce résultat représente surtout une grosse motivation pour l’année prochaine. En deux saisons à Chambéry, je n’ai couru que 60 jours. A cause de mon tendon. Cet été, j’ai enfin trouvé un traitement efficace. Depuis cinq mois, je n’ai plus de soucis. J’ai confiance en ma capacité de retrouver un niveau correct.

J’ai choisi de rejoindre l’APOGE. C’est un club qui monte en DN2 en 2014. Je vais donc disputer des courses plus ouvertes et plus agréables que les Coupes de France DN1. Ces courses sont d’un ennui mortel ! Dès le premier stage à l’APOGE, j’ai été conforté dans mon choix. On évolue dans une ambiance familiale. Tout est fait pour notre confort. Après l’entraînement, on est massé et les vélos sont nettoyés. Je n’avais jamais connu ça auparavant. »

USSAPBUSSAPB / DN1 en 2014

Anthony Morel rejoint l'USSAPB

Anthony Morel – 20 ans :

« La défaite me motive »

« Le bilan de ma saison est assez rapide. La première saison chez les « grands » est souvent déterminante. La vitesse des courses, les distances… Tout est différent à ce niveau. Personnellement, je ne peux pas me satisfaire de ma saison. Mais je n’en suis pas pour autant déçu. J’ai fait ce que j’avais à faire sur les grandes courses. J’ai essayé d’être acteur quand je le pouvais.

J’ai beaucoup appris durant cette année au VC Rouen 76. Courir pour ce club m’a permis de côtoyer de grands noms du cyclisme amateur comme Alo Jakin ou Erwan Brenterch. Ce sont des maîtres d’équipes. Des meneurs. Mais je n’avais pas vraiment la même vision de certaines choses que les dirigeants du club. Ça ne pouvait plus fonctionner. A ce moment-là, l’USSAPB m’a contacté. J’ai accepté leur proposition. Je connais déjà cette équipe et les coureurs qui la composent.

Je me sens plus à l’aise à Pavilly-Barentin. De plus, le club monte cette année en DN1 après avoir gagné la Coupe de France DN2. Cela me permet de rester au plus haut niveau amateur. Donc de refaire les courses que j’ai pu découvrir l’année dernière. De ce fait, j’espère pouvoir décrocher quelques places d’honneur intéressantes. Et pourquoi pas quelques victoires ? Je n’ai pas encore fixé des objectifs précis pour la saison 2014. Pour le moment, je me consacre à la préparation hivernale. Sans pression. Je suis un gagnant. Moi, la défaite me motive ! »

Arthur Tropardy signe pour l'USSAPB

Arthur Tropardy – 23 ans :

« Je ne suis pas ridicule en 1ère caté ! »

« Pour ma première saison en cyclo-cross, je trouve que ça se passe bien. J’ai vraiment apprécié découvrir cette discipline. En 2013 j’ai également réalisé ma meilleure saison de VTT. J’ai décroché un Top5 au classement général de la Coupe de France Espoir. Je me suis classé dans le Top15 au Scratch. J’ai également été sacré double champion de Normandie Espoir en cyclo-cross et VTT. Mes objectifs sont atteints. J’ai été surpris de ma saison sur route. J’ai débuté en 2e catégorie dans l’optique de passé 1ère catégorie en fin de saison. Finalement j’ai gagné quatre courses. Trois en « 2ème » et une en « 1ère ». Ces victoires étaient vraiment inattendues.

L’année passée au VC Eudois et Breslois aura été formatrice. J’ai pu évoluer au sein d’une super bande de copains avec lesquels j’ai passé de bons moments. Puisque je passais en 1ère catégorie, le club devait monter une équipe de coureur Elites. Malheureusement, en fin d’année, j’étais le seul coureur de 1ère caté. C’est pour ça que j’ai changé de club. Je ne voulais pas me retrouver tout seul. L’USSAPB est un club familial. Il est reconnu dans la région. Je leur ai expliqué que je voulais faire du vélo et poursuivre mes études d’ingénieur en parallèle. Ils ont compris. Début septembre, ma décision était entérinée.

Je ne sais pas vraiment quel sera mon niveau en DN1. Je sais que je ne suis pas ridicule sur les courses de « 1ère catégorie ». Mais la marche entres les courses dîtes normales et les épreuves de DN1 est haute. J’adapterai mon entraînement en conséquence. J’ai encore une marge de progression. Je pense que l’aide des directeurs sportifs de l’USSAPB sera précieuse. »

LoudéacVCP Loudéac / DN2

Etienne Tortelier rejoint le VCP Loudéac

Etienne Tortelier – 24 ans :

« Je veux me refaire plaisir ! »

« Ma saison fût vraiment décevante. Je n’ai jamais été dans l’allure du peloton professionnel. Quand je retrouvais quelques sensations, je n’avais pas la réussite de mon côté. Je n’ai plus beaucoup couru par la suite. Le monde professionnel est totalement différent de ce que l’on connaît chez les amateurs. Même si l’objectif reste de gagner des courses en pédalant sainement. C’est un métier où tout est mis à notre disposition pour réussir. Je retiendrais un esprit d’équipe fort entre les coureurs et le staff. Mais aussi les victoires collectives auxquelles j’ai pu contribuer.

Plus la fin de la saison approchait, et plus les choses devenaient compliquées pour Sojasun. On apprenait par les médias que d’autres équipes arrêtaient. Ça nous stressait. Lorsque j’ai appris l’arrêt définitif de notre équipe, j’étais désemparé. Et pourtant, on commençait à s’en douter un peu. J’ai espéré retrouver un contrat pro… Mais avec seulement deux ans dans le milieu, c’est compliqué. Surtout quand tu n’as pas eu de résultats durant cette période. Ma première année, j’ai été blessé. J’ai dû me faire opérer de l’artère au cours de l’hiver. Après cette opération, j’ai eu du mal à retrouver des sensations.

C’est à la fin du mois de Septembre que j’ai pris ma décision. J’ai choisi de rejoindre le VCP Loudéac car ils ont un projet ambitieux pour monter en DN1. Je pense avoir les moyens de les aider dans leur initiative de par mon expérience et ma réussite passée chez les amateurs. J’ai préféré signer pour une équipe de DN2 car il y a moins de pression qu’en DN1. Je veux me refaire plaisir. Retrouver le niveau qu’était le mien avant de passer pro.

L’objectif prioritaire en 2014 ça sera le plaisir. Et retrouver des meilleures sensations que l’an passé. Bien sûr que je veux de nouveau gagner des courses. A l’image des classiques Bretonnes les plus connues. J’ai quelques objectifs en tête mais je les refixerai après le premier mois de courses. A ce moment-là, j’en saurai mieux sur mon adaptation au niveau amateur. Dès l’année prochaine, j’espère redevenir professionnel. Selon les résultats, peut-être que je ferai une nouvelle année à me consacrer totalement au vélo. Sinon, l’avenir ça sera vélo-plaisir et direction la vie active. »

Kilian Guillo s'engage avec le VCP Loudéac

Kilian Guillo – 18 ans :

« C’est le vrai vélo qui commence »

« Je tire un bilan mitigé de l’année 2013. J’ai connu un milieu de saison difficile. Entachée par les chutes et les blessures. Et pourtant, je nourrissais beaucoup d’ambitions à cette période. Avec les sélections en Equipe de France Piste, les « France » Piste mais également une sélection en équipe de France sur route pour le Trofeo Karlsberg. Je n’ai pas pu y défendre mes chances. A côté de ça, j’ai eu de belles satisfactions. Notamment lors de mes quatre titres de champion de Bretagne : Poursuite par équipes, Course aux Points, Américaine et Contre-la-Montre par équipes. Je retiens également un bon début de saison avec le sentiment du devoir accompli sur le Challenge National d’Arguenon – Vallée Verte. Lorsque Franck Bonnamour est allé chercher le classement général.

Le Véloce Vannetais est, et restera, mon club de cœur. J’y ai évolué 13 ans. Depuis mes débuts. C’est un super club formateur. Il mériterait d’avoir une bonne équipe sénior après les rangs juniors. J’ai rencontré des gens formidables. Qu’ils soient bénévoles, encadrants ou parents de coureurs. Sportivement, les victoires d’équipe ont été fortes en émotion. Je pense que l’ambiance qui y règne n’est pas étrangère.

Et pourtant, j’ai choisi de rejoindre le VCP Loudéac pour la saison prochaine. C’est un autre club breton. Ça me tenait à cœur de rester dans ce comité régional. Au-delà de ça, le projet d’accéder à la DN1 est intéressant. Ils accompagnent au mieux les jeunes espoirs. Cette équipe de DN2 est pour moi le bon moyen de franchir le fossé entre les rangs juniors et élites. Je débuterai la saison en 2e catégorie. Ce qui me laisse une marge si j’ai quelques difficultés à m’acclimater au haut niveau. Loudéac ne nous met pas de pression. C’est un facteur primordial de la progression et de la réussite des coureurs.

Jusqu’à présent, je n’ai pas mis toutes les chances de mon côté pour réussir. Maintenant, c’est le vrai vélo qui commence. Il faudra être à 100% ! Dans ces conditions, je ne sais pas quel niveau je pourrai atteindre. C’est pour ça que je n’ai pas d’objectifs précis. Mais je peux d’ores et déjà cibler les prochains championnats de France sur piste. Concernant la route, je prendrai les courses les unes après les autres. Mais toujours avec beaucoup d’envie. Lorsque je serais jaugé, je pourrai me fixer mes objectifs. Je me décris comme généreux. Parfois, je le suis un peu trop par contre… »

Julian Lino signe avec le VCP Loudéac

Julian Lino – 18 ans :

« Je cours comme un bourrin »

« Dans l’ensemble, ma saison 2013 me donne satisfaction. Enfin surtout sur les contre-la-montre et sur la piste. Même si je suis tombé malade lors des Championnats de France sur piste. Au courant de l’année, je me suis rendu compte que je devais mieux courir sur les courses en ligne. Je cours comme un « bourrin » ! Il faut changer ça.

Je retiens de nombreuses choses des trois années passées sur le vélo. J’ai eu la chance de participer à quelques sélections où j’ai beaucoup appris. J’ai découvert le monde du cyclisme au fil des jours. Mais c’est surtout en Junior, au Véloce Vannetais, que j’ai engrangé le plus d’expérience.

Pour ma première saison chez les Espoirs, en 2014, j’ai choisi le VCP Loudéac, en DN2. J’ai fait ce choix car mon entraîneur et moi-même ne voulions pas précipiter les choses en signant directement pour une formation de DN1. De plus, Loudéac est un club dynamique, avec de jeunes coureurs, du matériel et des moyens. C’est une très bonne structure. D’ailleurs l’objectif annoncé est d’accéder à la DN1 en 2015. Je pense que je vais pouvoir gagner en savoir sur les tactiques de course. Les coureurs les plus expérimentés vont beaucoup m’apporter. Je vais pouvoir participer à de belles courses. Le calendrier que l’on me propose me permettra de poursuivre mes études en IUT.

Je ne suis pas un coureur qui baisse facilement les bras. Je suis déterminé. Je crois toujours en ce que je fais ! Alors pour l’an prochain, mes objectifs seront principalement dirigés vers les courses par étapes courtes. Avec des épreuves chronométrées. Ensuite, j’aurai quelques vues sur la piste. Avec notamment les championnats régionaux puis nationaux de la discipline. »

Team Pro Immo Nicolas RouxTeam Pro Immo Nicolas Roux / DN1 en 2014 

Bastien Duculty s'est engagé avec le Team Pro Immo Nicolas Roux

Bastien Duculty – 21 ans :

« J’aimerai faire un gros résultat aux Mondiaux »

« Ma saison a été satisfaisante pour moi. J’ai senti que mon niveau s’est élevé. C’était la seconde année que je faisais une véritable saison de route. Je ne m’attendais pas à un miracle. Je n’ai jamais rien lâché. Jusqu’à ma première victoire sur route, au Tour de la Creuse. Ça m’a vraiment donné confiance en mon travail et mon implication.

J’ai acquis une sacrée expérience de mon passage au Chambéry Cyclisme Formation. Cela m’a réellement permis de me lancer. D’avoir des ambitions sur route. J’ai eu la chance de participer à un panel de course très vaste. Des plus petites courses du calendrier amateur aux plus importantes. Mais mes études m’ont fait me déplacer. L’option que j’ai choisie n’était pas disponible à Chambéry. Et puis je voulais découvrir autre chose.

Désormais, je suis sur Clermont-Ferrand. Alors je ne me voyais pas faire de longs déplacements pour aller sur les courses. Le Team Pro Immo Nicolas Roux m’a séduit. C’était sur place et ils sont très professionnels ! L’encadrement et les coureurs sont sérieux et expérimentés. J’ai vite fait confiance à cette nouvelle équipe. Ils sont toujours proches de chaque coureur. Actuellement, je suis le seul en action avec la saison de cyclo-cross. Et pourtant, je me sens soutenu par chacun. Tout le monde apporte quelque chose au club. C’est intéressant et ça permet une bonne cohésion.

Pour la suite de la saison hivernale, je veux confirmer mon niveau sur le plan national. Mais aussi à l’international. J’aimerai faire un gros résultat en fin de saison. Les championnats du monde par exemple… Pour ma saison 2014 sur route, j’ai besoin d’être régulier. Il me faut accrocher quelques beaux résultats sur les grandes courses. Celles de Classe 2 mais aussi les manches de la Coupe de France DN1. Je suis un joueur ! »

Alexis Dulin s'engage avec le Team Pro Immo Nicolas Roux

Alexis Dulin – 21 ans :

« Ça fait du bien de se rapprocher de la maison ! »

« Je n’ai pas eu un début de saison facile. Je n’aime pas beaucoup la pluie et le froid. On n’a pas été épargné par le mauvais temps… Ce n’est pas une excuse, mais avec un meilleur temps, je pense que ça aurait été mieux. J’ai retrouvé des sensations à partir de la mi-mai. J’ai repris confiance en gagnant une course. J’ai enchaîné par un bon Tour des Pays de Savoie. Je ne suis pas passé loin de la victoire sur la dernière étape. La fin de saison fût correcte avec quelques places d’honneur sur de belles courses comme le Tour du Gévaudan.

A Etupes, j’ai connu une vraie bonne ambiance entre les coureurs. J’ai profité d’un bon programme de course où j’ai découvert Liège-Bastogne-Liège ou le Tour des Pays de Savoie. Deux courses que j’affectionne particulièrement. Mais Etupes était vraiment loin de chez moi. J’étais usé par les trajets jusqu’en Franche-Comté. Etant Auvergnat, j’ai contacté le Team Pro Immo Nicolas Roux. Ils m’ont accepté. Je vais enfin pouvoir courir pour une excellente structure à moins d’une heure de la maison ! Ça représente beaucoup de forces et de temps laissés en route. Et puis le Team Pro Immo est un club «tout neuf » avec de grands objectifs.

En 2014, ce sera ma dernière année dans la catégorie des Espoirs. C’est une saison charnière pour moi. J’ai beaucoup d’ambitions pour la saison à venir. Il faudra que je décroche de bons résultats sur des courses comme le Rhône Alpes Isère Tour, Annemasse-Bellegarde et retour ou le Tour des Pays de Savoie. Cette épreuve sera mon objectif prioritaire jusqu’au mois de Juin. Les épreuves de la Coupe de France DN1 seront primordiales. Pour moi, mais surtout pour l’équipe. Avant tout, il faudra se faire plaisir. Je pense que le reste suivra. Je pense être un coureur assez « dur au mal ». Ce qui peut être plutôt utile sur un vélo. »

sablé

Sablé Sarthe Cyclisme / DN2 

Max Massat quitte l'US Montauban 82 pour rejoindre le Sablé Sarthe Cyclisme

Max Massat – 24 ans :

«Sablé m’a redonné goût au vélo ! »

« Ma saison 2013 n’a pas été à la hauteur de mes attentes. D’entrée, sur les courses au soleil, je me suis retrouvé dans la bordure des Vendée U. J’ai été surpris. Mais après je n’ai pas pu poursuivre ma progression. Je pense que c’est à cause d’un calendrier qui ne me convenait pas. Je suis sorti malade de l’Essor Basque et j’ai quand même couru la semaine suivante. C’était une erreur. Fin mars, j’ai attrapé la grippe. Heureusement qu’il y avait trois coureurs de l’US Montauban chez moi. J’étais dans un état pittoresque. J’ai repris l’entraînement avant de m’être totalement guéri. Je l’ai payé cash ! J’ai perdu la motivation. Les courses et l’ambiance dans le staff ne donnaient pas envie. On n’a fait qu’une seule course plate : le Tour de Gironde. Heureusement, grâce aux critériums de l’été et à un premier contact avec Sablé, j’ai retrouvé de quoi sauver ma saison.

J’ai passé une seule année à l’US Montauban 82. Et malheureusement, je pense que c’est la moyenne de beaucoup de coureurs. Pourtant, en 2013, on a cru au changement. C’était la première année que le président Carry laissait place à un Directeur Sportif. Nous, les coureurs, sommes arrivés avec des ambitions. Et nous avions à cœur de montrer qu’on était propre. Beaucoup de contrôles anti-dopage allaient attendre l’équipe. Vu ce qui s’y était passé… Mais le président a montré son vrai visage. Le DS n’avait aucun pouvoir. Ne pouvait pas faire de choix. Alors ça a frité ! Nous on subissait la mauvaise ambiance. Il a même réussi à dégouter la masseuse que j’avais intégré au staff de l’équipe. J’ai failli arrêter le vélo à la fin de l’année. Dégouté par ce que j’avais pu voir du management d’un club. Moi, je n’ai rien à me reprocher. J’ai toujours respecté Mr Carry. Du début à la fin de mon contrat.

Du coup, j’ai décidé de rejoindre Sablé Sarthe Cyclisme pour 2014. Si je vous dis que j’ai signé à Sablé pour le sandwich d’après course, personne ne me croirait. Et pourtant, cela veut dire beaucoup. (Rires) Tout simplement car ils m’ont redonné goût au vélo lorsque j’ai couru avec eux, cet été et en fin de saison. J’ai compris qu’il me fallait courir dans une région passionnée de cyclisme. Et plutôt faite pour mon profil de coureur. Les coureurs et l’encadrement du club m’ont adopté de suite. C’est agréable de voir que le management du SSCPDL semble être carré. J’ai eu d’autres contacts. Notamment Pavilly-Barentin. Ils me faisaient envie. Surtout que j’ai de la famille fan de vélo en Normandie. Mais il me fallait attendre. A Sablé, tout était réuni. Pourquoi faire patienter un club qui vous veut ?

L’an prochain, je souhaite prouver à tout le monde que j’ai fait le bon choix. Je suis revanchard. Mon calendrier me donne environ 80 jours de courses. Mais seulement 14 épreuves de Toutes Catégories. Cela veut dire qu’il faut clairement que je m’impose en Elite Nationale. Je pense qu’il peut se passer quelques belles choses à Sablé, en 2014. Il manquera peut-être un sprinteur important pour les arrivées de Coupe de France. Mais il y a de gros rouleurs. Et de jeunes grimpeurs. Une grosse force collective peut se mettre en place. Sur la lignée du travail entamé par le DS, l’encadrement et les coureurs eux-mêmes. J’ai vraiment hâte d’y être. De commencer. »

Arthur Goumon signe pour Sablé Sarthe Cyclisme

Arthur Goumon – 20 ans :

« Il est temps d’aller voir ailleurs »

« Ma saison 2013 avait bien débuté. Jusqu’à fin mai environ. Ensuite, je suis tombé malade sur les Boucles de la Marne (Coupe de France DN1). J’ai eu du mal à m’en remettre. J’ai juste eu quelques « coups de force » sur la deuxième partie de saison. J’ai un regret vis-à-vis des courses par étapes. Je n’ai pas été en condition. Je me suis souvent remis en questions cette saison.

J’ai choisi le Sablé Sarthe Cyclisme PDL pour la saison prochaine. J’apprécie vraiment le staff du club ainsi que les coureurs qui composent l’équipe de DN. Il semble avoir une bonne ambiance. C’est avant tout ce que je recherche. Le programme de course est intéressant et correspond à mon profil. Les coureurs de l’équipe sont polyvalents et nous sommes tous motivés pour 2014. Grâce à eux j’ai déjà retrouvé ma motivation à faire du vélo. Je voulais changer de région. Depuis Minime 1, je suis en région Centre. Désormais, il est temps d’aller voir ailleurs.

L’an prochain, j’espère faire une année constante. Si je suis régulièrement à l’attaque sur les belles courses, je pourrai m’estimer heureux. J’ai quelques courses importantes dans la tête. Je vais me préparer pour. Toute victoire sera bonne à prendre. Lever les bras c’est toujours un super moment. Au fond, l’objectif est le même chaque année. Être meilleur que la saison précédente. Progresser. Je me considère comme un coureur ni trop bon, ni trop mauvais. »

GSC Blagnac Vélo Sport 31

GSC Blagnac – Vélo Sport 31 / DN2

Yoan Verardo rejoint le GSC Blagnac Vélo Sport 31 pour 2014

Yoan Verardo – 20 ans :

« J’aime l’adrénaline des sprints ! »

« Pour ma part, je tire un bilan négatif de l’année 2013. Je n’ai été en forme que sur le Tour de Bretagne et le Ker Breizh Elites, avec les professionnels. J’ai bien été champion d’Aquitaine Espoir, mais au final je n’ai aucune victoire. Ça c’est décevant. Malgré cela, j’ai passé deux bonnes années à l’Entente Sud Gascogne.

Grâce à cette équipe et à Dominique Arnaud, le manager, j’ai connu les plus belles courses françaises chez les amateurs. J’y ai aussi trouvé des amis. En dehors des courses, l’ambiance était vraiment bonne. Malheureusement, j’ai décidé de changer pour la saison à venir. Le 31 octobre, j’ai reçu un mail expliquant que l’Entente Sud Gascogne avait de gros soucis financiers. On ne repartirait pas en DN1. Alors le 2 novembre, j’ai pris la décision de rejoindre le GSC Blagnac Vélo Sport 31. Le projet d’accéder à la DN1 dans le futur et le niveau de l’équipe, avec quatre anciens professionnels m’ont plu.

Je pense que sans les soucis de l’ESG, je serais resté. Mais c’est difficile à dire. En tout cas, après avoir vu ce qu’il y avait à Blagnac, je ne suis pas déçu. Au contraire ! Les Coupes de France DN2 et les épreuves du Challenge National Espoir seront des courses importantes pour moi. Au même titre que le Tour de Gironde ou Paris-Tours Espoirs, en toute fin de saison. J’ai une belle pointe de vitesse. J’aime frotter lors des arrivées et l’adrénaline que ça procure… Alors des arrivées comme Paris-Tours pourraient me convenir. »

Loic Chetout (blagnac)

Loïc Chetout –  21 ans :

« Je ne baisse pas les bras facilement »

« Globalement, 2013 reste positif. Et ce malgré que ma collaboration avec Naturgas Energia se termine en queue de poisson. J’ai beaucoup appris au contact de cette équipe espagnole. Et j’ai progressé de manière régulière au cours de ces trois années. J’espère désormais pouvoir mettre mes acquis en pratique dans les pelotons français. Une chose en particulier m’a marqué durant mon passage en Espagne. Malgré la proximité entre les deux pays, la façon de courir et le mode de vie d’un cycliste est totalement différent.

Le projet de Blagnac m’a plu. Ils ont un magnifique programme de course. Je n’ai pas l’impression de signer dans une équipe, mais plutôt avec une bande de copains. J’avais quelques contacts avec le GSC Blagnac Vélo Sport 31 depuis la fin de l’été. Mais j’ai pris la décision de m’engager avec eux au dernier moment. J’étais dans l’attente de réponses de certaines formations professionnelles. Mais ça n’a rien donné.

Je souhaite toujours passer professionnel. Je ne suis pas du genre à baisser les bras au premier obstacle. Je suis persévérant. Donc je vais encore tout faire, en 2014, pour atteindre cet objectif. Ensuite, ce ne sera plus à moi de juger si j’ai le niveau, ou non, d’évoluer dans le peloton professionnel. Du coup, je n’ai pas vraiment d’objectifs pour l’année prochaine. Si ce n’est d’être le plus régulier possible toute la saison. Et faire de mon mieux pour aider mes équipiers. »

Michael Mazin -22 ans :

« A nous de jouer ! »

« Une saison satisfaisant puisque je suis revenu à un bon niveau après neuf mois d’absence. J’ai été opéré d’une déchirure de l’aponévrose du vaste internet sur le genou gauche, fin janvier. J’ai tout de même remporté trois courses en 2013. Je suis arrivé le 1er mai au sein de l’US Montauban 82. J’ai côtoyé des coureurs très expérimentés qui ont pu me conseiller. J’ai beaucoup aimé les échanges avec Michael Szkolnik. C’est un sprinter au palmarès impressionnant. Il me faisait part de ses sensations et de ses réactions sur les courses. J’ai évidemment retrouvé mes amis et équipiers avec qui je partage de bons moments. Sur mais aussi en dehors du vélo.

La saison prochaine, j’évoluerai au GSC Blagnac Vélo Sport 31. La fusion de ces deux clubs a permis une restructuration et l’optimisation des services qu’un club peut apporter à ses coureurs. L’encadrement mais aussi l’ossature de cette formation ont fait pencher la balance en leur faveur. Je suis sensible à la bonne vie d’une équipe. Les coureurs sont là. La cohésion aussi. Le staff est compétent et spécifique pour chaque chose. Les attentes sont grandes, mais le club met à notre disposition les outils à la hauteur de leurs objectifs. Des stages sont organisés. Un planning est bien tracé. Et le calendrier, conséquent, est digne d’une équipe de DN1. A nous de jouer !

J’espère pouvoir être compétitif tout au long de la saison. N’ayant couru que cinq mois la saison passée, je souhaite me rattraper. Evidemment, la Coupe de France DN2 est l’objectif du club. Mettre sa pierre à l’édifice semble pour moi être essentiel. Et puis pour mon plaisir pur et dur du cyclisme, j’espère pourvoir gagner quelques courses au cours de l’année 2014. Je pense que ma qualité principale est la persévérance. Alors j’espère bien atteindre me objectifs. »

Cédric Legrandois s'est engagé avec le GSC Blagnac Vélo Sport 31

Cédric Legrandois – 19 ans :

« Je n’ai pas hésité »

« Cette année, j’ai pris quelques grosses claques. Mais des claques sur de belles courses du calendrier. Alors ça m’a fait découvrir quel était le niveau amateur. J’ai eu la chance, à l’US Sainte-Austreberthe Pavilly Barentin (USSAPB), de rentrer dans une équipe de DN. Avec un gros effectif et un encadrement très efficace. L’ambiance était bonne dès les stages hivernaux. Je ne regrette rien de mon passage là-bas

J’ai choisi de rejoindre le GSC Blagnac Vélo Sport 31 pour raisons scolaires. J’ai eu une opportunité pour poursuivre mes études à Toulouse. J’ai donc sauté le pas. Et comme mon frère est déjà à Blagnac. Je n’ai pas hésité. Je vais commencer 2014 en 2e catégorie. Alors le premier objectif sera de faire le maximum pour passer en « 1ère » en cours d’année. Puis aider l’équipe sur les grandes courses auxquelles je participerai. J’adore la piste. L’année dernière je n’ai pas pu en faire. Alors avec Cathy Moncassin, mon entraîneur, s’y est mis. Dès hier, à Bordeaux-Lac. J’aime aussi les contre-la-montre et tout ce qui est effort en solitaire. J’apprécie également les bordures.»

AuberDNCM Aubervilliers / DN2

Victor Gousset rejoint le CM Aubervilliers pour 2014

Victor Gousset – 23 ans :

« J’ai encore des choses à prouver »

« J’ai vécu une saison assez compliquée. J’ai eu des soucis de santé en début de saison. Des douleurs liées au nerf sciatique. J’ai mis longtemps à me soigner. En juin, je n’étais plus capable de faire du vélo. J’ai fini par trouver des spécialistes qui ont trouvé la solution. A parti de juillet, ça allait mieux. J’ai commencé à retrouver des sensations. La fin de saison fût bonne avec deux victoires. Et je suis passé tout près de la victoire sur la finale de la Coupe de France DN2 ! Je me fais reprendre à 200 mètres de la ligne par Olejnik…

J’ai passé trois ans à l’UV Aube – Champagne Charlott’. J’y suis rentré en 2e catégorie. Je suis monté en « 1ère » en une saison. L’an dernier j’ai franchi un cap. Et remporté l’une de mes plus belles victoires : le Loire-Atlantique Espoir. J’ai beaucoup appris au contact de ce club. Il m’a formé au niveau Elite. Maintenant, il me fallait franchir un cap. J’espère que cela se fera avec Aubervilliers. J’ai encore des choses à prouver !

L’UV Aube m’a prévenu, tôt dans la saison, que l’on n’était pas certains de rester en DN2. Je voulais m’assurer une équipe pour 2014. Suite à ma victoire à Vertus (51), Yves Prévot m’a contacté. D’autres équipes aussi. Mon choix s’est porté sur Aubervilliers et son équipe DN. Sans oublier la formation professionnelle… Courant juillet j’ai prévenu l’UV Aube de mon départ. Le 15 septembre je donnais mon accord à Auber.

En 2014, je souhaite prouver que je peux faire de belles choses sur les Elites et les Classes 2. Le programme de course est chargé. Et différent de celui de l’UVA. J’espère être à la hauteur de mon engagement. Ensuite, mon objectif, à moyen et long terme, ce sera d’attirer l’œil de Stéphane Javalet, le manager de l’équipe pro. Je suis un mec généreux. Ça a parfois joué à mes dépends. Je me suis trop souvent sacrifié pour les sprinteurs par le passé. »

Alexis Isérable de retour au CM Aubervilliers

Alexis Isérable – 20 ans :

« J’ai réalisé une fin de saison 2013 positive. Je ne m’étais pas réellement impliqué en début d’année. Je retiens de bonnes choses du club de Corbeil-Essonnes, où j’évoluais cette année. Il y avait un très bon collectif et l’ambiance était excellente. Néanmoins, j’ai décidé de quitte ce club de Division Nationale 3 pour retourner au CM Aubervilliers 93.

« Auber » est la seule structure d’Île-de-France capable de m’emmener au plus haut niveau. Etant donné que j’étais déjà au club d’Aubervilliers en 2012, je connaissais déjà très bien l’encadrement. Dans un premier temps, la saison à venir sera pour moi l’occasion de performer sur les courses qui sont importantes pour l’équipe. Comme les Coupes de France. Ensuite, sur le plan personnel, je définirai mes objectifs en cours de saison. »

Côtes d'Armor Marie Morin

Côtes d’Armor Marie Morin / DN2

Anthony Saux aux Côtes d'Armor Marie Morin

Anthony Saux – 22 ans :

«L’objectif sera de gagner des courses »

« Ma saison 2013 fût mauvaise en termes de résultats. Je n’ai remporté aucunes courses, contrairement aux autres années. J’ai eu un calendrier chargé durant la première partie de saison. Avec pas moins de 45 jours de courses jusqu’au championnat de France amateur. J’ai couru beaucoup de Classe 2 : le Tour du Loir-et-Cher, le Tour de Bretagne, les Boucles de la Mayenne.

Je retiens un savoir-faire très riche de mes années à l’UC Nantes. Mais aussi une approche très professionnelle du cyclisme. L’ambiance était très bonne. Entre les coureurs et avec l’encadrement. J’ai beaucoup appris sur l’approche et le déroulement des grandes courses.

Pour 2014, j’ai décidé de rejoindre Côtes d’Armor Marie Morin. C’est une équipe qui me tient à cœur. En sachant que j’ai commencé le vélo dans les Côtes d’Armor et que le club est une référence dans le département. Si je les ai rejoint c’est surtout parce que le nouveau projet qui se créée me plait. Le staff de l’équipe est remanié de A à Z et les coureurs sont très sympathiques.

Mes objectifs pour la saison prochaine sont simples. Retrouver le chemin de la victoire. Maintenant, je sais que ce sera compliqué. Je ne mets plus la priorité sur le vélo. Je m’entraîne beaucoup moins que par le passé. Le début de saison risque d’être difficile pour moi. J’espère que je prendrai du plaisir à évoluer dans cette équipe et que nous partagerons des bons moments ensemble. J’ai envie d’apporter un petit peu de mon expérience à ceux qui le souhaitent. »

Loïc Jamet signe aux Côtes d'Armor Marie Morin

Loïc Jamet – 20 ans :

« Ce changement peut être stimulant »

« Ma saison 2013 n’est guère satisfaisante. Je n’ai que des places d’honneur ! Je n’ai pas été épargné par la malchance. J’ai été arrêté tout l’été à cause de problèmes de santé. Cependant, tout n’a pas été mauvais. J’ai participé à de belles courses avec Sojasun Espoir. J’ai toujours fait de mon mieux pour aider l’équipe. Cela m’a permis de progresser physiquement.

J’ai passé sept ans dans la structure de Noyal-Chatillon. Anciennement Super Sport 35 et désormais Sojasun Espoir. J’y ai commencé le vélo en minime 2. C’est là que j’ai tout appris. Je retiens forcément l’aspect formation du club. Les entraînements collectifs du mercredi avec tous les jeunes du club. Avec mes deux saisons passées dans la DN1, j’ai pu découvrir le haut niveau. Même si je n’ai pas eu de gros résultats, je suis content de cet apprentissage.

Sojasun Espoir souhaitait me conserver. Mais pour moi, il était temps de découvrir autre chose. Le fait de connaître parfaitement la structure de ce club m’a installé dans un « confort ». J’avais mes petites habitudes. Ce changement peut être stimulant. Je vais découvrir un nouveau staff, de nouveaux coéquipiers. Le discours du président, Jean-Michel Le Gall, et de notre directeur sportif, Rodolphe Henry, m’a séduit. J’ai senti qu’ils me faisaient confiance. En 2014, j’espère retrouver mes sensations de junior. Réaliser quelques beaux résultats et me faire plaisir. Je suis un coureur volontaire et toujours offensif. Tant que mes jambes me le permettent en tout cas ! »

Ronan Tassel rejoint les Côtes d'Armor Marie Morin

Ronan Tassel – 20 ans :

«  J’ai hâte de vivre 2014 »

« J’ai vécu une année plutôt moyenne. Je n’ai signé que six Top10. J’ai tout de même vécu de belles expériences au BIC 2000. Et j’ai pu tirer des leçons de ma première année en DN1 qui me seront précieuses pour l’an prochain. J’ai fait de belles connaissances au BIC. Je quitte quelques bons copains. Qu’ils soient assistants, mécaniciens ou coureurs. J’ai passé de bons moments avec eux. Mais l’ambiance et la cohésion du groupe n’était pas bonne. Je ne trouvais plus mon compte en fin de saison. Sur le fond, cette saison m’a apporté en expérience.

En fin d’année, j’avais perdu l’envie du vélo. Je ne voulais quand même pas lâcher. Je souhaitais rester à haut niveau. J’ai appris que Jean-Michel Le Gall, le président, tentait de sauver Côtes d’Armor Marie Morin. Je l’ai contacté. Il a fait un super boulot. En sauvant cette équipe, il a rendu service au cyclisme breton. Avec l’encadrement, je ne sens pas de discours « business » comme en DN1. J’ai l’impression que certains oublient que le vélo n’est pas notre métier. Et puis le calendrier de Côtes d’Armor est intéressant avec des courses comme Liège-Bastogne-Liège ou le Tour de Gironde.

Je pense que l’on a vraiment un effectif de gars sympas. Il n’y a pas d’égo surdimensionné dans l’équipe. J’ai hâte de vivre 2014. J’espère prendre du plaisir avec cette équipe. Et bien gérer ma saison pour avoir des pics de forme et gagner sur les circuits qui me conviennent. »

charvieu 2

Charvieu – Chavagneux Isère Cyclisme / DN2 :

Maxime Mayençon rejoint Charvieu Chavagneux Isère Cyclisme

Maxime Mayençon – 26 ans :

« Je ne partageais pas la même vision du vélo qu’Hyères »

« J’ai réalisé un début de saison moyen. En partie à cause des mauvaises conditions climatiques que nous avons connues. Puis j’ai retrouvé des sensations fin avril. J’ai repris confiance en moi en m’imposant à Vence, et la semaine d’après à Nancy. J’étais heureux de gagner le titre régional de Côte d’Azur en arrivant avec mon ami, Jérémy Fabio. Quant au reste de la saison, il a été assez fructueux. Avec en prime une belle victoire au grand prix d’Ancelle et une 3e place sur la Coupe de France DN2 de la Rochefoucauld.

Durant mon passage au VS Hyérois, j’ai pu me lier d’affinité avec certaines personnes. Mais nous ne partagions pas la même philosophie du cyclisme. J’ai donc décidé de changer de club. Je connaissais déjà le club de Charvieu-Chavagneux Isère Cyclisme. Surtout Christophe Jonnard, le directeur sportif. Il a toujours pris de mes nouvelles. Dans le passé, il bossait au Comité Régional de cyclisme. Le programme proposé par le club me correspond mieux que celui de l’an dernier.

Pour l’an prochain, je me suis mis quelques objectifs en tête. Comme les manches de Coupes de France DN2. C’est très important pour le club. Je suis du genre perfectionniste comme coureur. Alors les courses qui me tiennent à cœur seront plus les courses par étapes. Le Tour du Pays Roannais, mais aussi le Tour Nivernais Morvan. »

Steven Garcin rejoint Charvieu Chavagneux

Steven Garcin – 27 ans :

«J’espère briller sur les Coupes de France »

« J’ai réalisé une saison blanche. J’étais vraiment loin du niveau que j’avais en 2012. J’explique cela par une mauvaise préparation hivernale avec seulement trois cyclo-cross. Juste avant le Tour d’Algérie, début mars, je suis tombé malade. Malgré le mauvais temps, j’ai tenu à finir les six jours de course. J’ai puisé dans mes réserves. Par la suite, j’ai connu une carence en fer. Je n’ai pas coupé. C’était une erreur. Je n’ai plus jamais retrouvé des jambes correctes.

J’ai passé deux bonnes années au VS Hyérois. Venant du VTT, j’ai découvert ce qu’était le haut niveau sur route. J’ai participé à de belles courses : Tour du Maroc, Tour d’Algérie, Tour de Gironde… Malheureusement, ma dernière saison ne s’est pas bien passée. J’ai pas reçu le soutien escompté. Malgré 29 victoires en trois ans, les dirigeants du club n’avaient plus confiance en moi pour l’avenir.

J’avais besoin d’évoluer dans un nouvel environnement pour 2014. Histoire de me relancer. Un nouveau challenge ! Je vais découvrir de nouvelles courses. Comme le Rhône Alpes Isère Tour. J’ai toujours entendu dire que Charvieu-Chavagneux était une équipe structurée. De plus, le club me fournit du très bon matériel pour ma saison de cyclo-cross. Cet hiver, j’enchaîne les cyclo-cross dans le sud pour me préparer. J’espère à nouveau briller sur les Coupes de France DN2.

Une course comme le Rhône Alpes Isère Tour me tient également à cœur. Notamment la première étape qui arrivera à Meyrié, dans l’Isère. J’y ai habité durant plusieurs années. Je suis un coureur polyvalent, qui peut réussir sur tous types de terrains. C’est le VTT qui m’a rendu complet. Je n’ai pas peur de frotter. J’aime sprinter mais aussi les courses dures ! »

Mathieu Caramel rejoint Charvieu Chavagneux Isère Cyclisme

Mathieu Caramel – 19 ans :

« Je ne fais pas du vélo pour regarder ! »

« Je suis relativement satisfait de ma saison 2013. En collaboration avec mon entraîneur, Jean-Baptiste Tauchessec, nous avions décidé de commencer l’année en 2e catégorie. Comme ça j’ai pu aborder ma première année Espoir en douceur. Nous avions néanmoins axé le calendrier sur les courses Elites. En début de saison, j’ai eu l’occasion de faire quelques places sur des Elites régionales. J’ai gagné quatre courses en deuxième catégorie ainsi que le Championnat régional Elite du Languedoc-Roussillon. J’ai pu découvrir le Challenge National Espoir en sélection régionale. Mais on peut toujours faire mieux.

J’ai attaqué le vélo il y a seulement trois ans. J’ai toujours évolué à l’UC Saint Chély d’Apcher. Un petit club, mais il me laissait beaucoup de liberté. J’ai trouvé un président soucieux de ses coureurs. Un entraîneur qui est devenu un grand ami. Et un vélociste qui a su m’aider lorsque j’en avais besoin. Grâce à ce club, j’ai pu rentrer au mieux dans le monde du cyclisme.

J’avais vraiment pour objectif de rentrer dans une plus grosse structure pour 2014. Je veux connaître ce qu’est le haut niveau. Et je souhaite progresser. Depuis juillet dernier, j’ai des contacts réguliers avec le CCIC. Damien Albaret, un ancien de Charvieu m’a conseillé de les rejoindre. Etant donné que je réside à Clermont-Ferrand tout au long de l’année, je trouvais cette proposition intéressante. A seulement deux heures de train de chez moi. Et puis le calendrier de course de l’équipe est très intéressant pour une DN2. Je vais véritablement découvrir un monde du cyclisme que je ne connais pas encore. Je risque d’avoir besoin d’un temps d’adaptation à ce changement de niveau. J’y travaille. Je ne suis pas inquiet par cela. Je ne me fixe pas encore d’objectifs précis. Mais ce qui est sûr, c’est que je ne fais pas du vélo juste pour regarder ! »

Jour 12

Vendée U Pays de Loire

Dans l’ordre alphabétique, les vendéens sont les derniers de DN1. Au classement, c’est tout l’inverse. On pourrait dire : « le meilleur pour la fin. » Avec 1007 points, le Vendée U Pays de Loire a de nouveau été sacré champion de France DN1. Une belle saison qui en appelle d’autres. Alors que certains coureurs viennent de franchir le rubicond, il fallait renouveler. Lilian Calmejane, le cyclocrossmen. Mais aussi Antoine Leplingard et Simon Sellier, deux jeunes vendéens. Un recrutement audacieux. Portraits.

Antoine Leplingard rejoint le Vendée U pour 2014

Antoine Leplingard – 18 ans :

« Je ne me mets pas de pression. Je suis motivé ! » 

« Concernant ma saison 2013 je dresse un bilan globalement positif. J’ai atteint mon objectif majeur qui était de rentrer dans une grande équipe amateur. Je suis également satisfait de mes résultats sur les épreuves nationales juniors. J’ai été présent et régulier toute la saison. Je regrette juste de ne pas être parvenu à en gagner une. Je suis souvent passé très près. J’ai bien progressé cette année dans tous les domaines. Notamment dans le Contre-la-Montre, où j’ai d’ailleurs été sacré champion des Pays-de-Loire Juniors.

J’ai commencé le vélo à 6 ans. Totalement par hasard. Je ne suis pas du tout issu d’une famille du « milieu ». En tant d’années, j’ai eu le temps d’évoluer. Chaque année j’ai progressé. J’ai disputé de belles courses et je me suis battu pour obtenir les résultats que je voulais. Mon plus beau souvenir chez les jeunes restera ma victoire lors de la Coupe de France Cadets, en 2011. Ou bien ma 5e place sur le championnat de France Junior de cette année Ce fût une super course !

Pour 2014, je rejoins le Vendée U. L’une des meilleures équipes de France. Comme je serai Espoir 1, je ne me mets pas de pression particulière. Je suis très motivé. J’ai hâte de me confronter à cette nouvelle catégorie. Je vais essayer d’apporter ce que je peux au collectif de l’équipe afin de décrocher les meilleurs résultats possibles. Tout en continuant à progresser. Et en me faisant ma place dans ce nouveau peloton. C’est à la mi-septembre que j’ai pris ma décision. Alors que s’enchaînait deux gros week-ends. Le championnat de France Junior à Albi. Puis la finale du Challenge National, dans le Morbihan. J’ai bien marché sur ces courses. Cela m’a permis d’être contacté par Vendée U. Une équipe que je désirais depuis longtemps.

Pour moi, c’est une tout nouvelle aventure qui va commencer en 2014. Je ne connais pas encore les courses du calendrier amateur. Alors je ne peux pas dire quels seront mes objectifs précisément. Je vais avant tout découvrir et apprendre. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai décidé de rejoindre le Vendée U. C’est une équipe qui forme les jeunes coureurs au haut niveau. J’espère pouvoir décrocher quelques résultats intéressants…»

Simon Sellier rejoint Vendée U en 2014 pour découvrir la catégorie des Espoirs

Simon Sellier – 18 ans :

« Vendée U me fait rêver depuis toujours »

« Ma saison est contrastée. Je suis évidemment très heureux d’intégrer le Vendée U Pays de Loire pour la saison prochaine. Mais les résultats n’ont pas été à la hauteur de mes espérances. Je conserve tout de même un bon souvenir de cette année 2013. J’ai disputé de belles courses avec le Pôle Espoir de la Roche Sur Yon. Où on a su courir en équipe.

J’ai tout appris du cyclisme au Vélo Club Challandais (Vendée). Mon club formateur. Et aussi au Pôle Espoir, qui m’a beaucoup apporté. Depuis que je suis jeune, le Vendée U me fait rêver. C’est l’équipe emblématique pour un vendéen. C’était un rêve que de pouvoir intégrer cette structure. En milieu de saison, j’ai osé envoyer mon CV aux dirigeants. Par la suite, ils m’ont contacté pour un entretien. C’était bouclé. Je n’ai pas encore d’objectifs définis en tête. On verra ça plus tard dans l’année. En tout cas, j’ai envie de commencer ! »

Lilian Calmejane a rejoint le Vendée U pour 2014

Lilian Calmejane – 21 ans :

« Dresser un bilan est toujours délicat. Mais je suis satisfait de ma saison 2013. J’ai remporté quatre courses dont deux Contre-la-Montre individuels et surtout une Elite Nationale. Je retiens également ma régularité. J’ai terminé pas moins de 26 fois dans le Top 10. Ma progression a été bonne. J’ai eu très peu de temps morts dans l’année. Le seul point négatif, c’est ma pointe de vitesse. Je dois encore la travailler afin de concrétiser plus souvent.

Je ne retiens que du bon de mes années dans le Midi. Depuis Junior, je ne cesse de progresser au niveau national. J’ai eu la chance, que ce soit au Saint Juery Olympique ou à Albi Vélo Sport, de côtoyer des personnes formidables qui m’ont permis de ne pas griller les étapes. Et sans jamais oublier les fondamentaux du sport : le plaisir et le côté ludique.

Jusqu’en 2010, Albi Vélo Sport était l’un des plus grands clubs de DN1. Mais en 2011, lorsque je suis arrivé chez les Espoirs, le club a rétrogradé en DN3. Devenant l’Occitane Cyclisme Formation. Nous avons eu la chance de monter immédiatement en DN2. Le calendrier de l’équipe est complet mais reste modeste comparé à celui des DN1. Déjà en 2012, après mon retour d’Angleterre, j’avais envisagé de rejoindre une équipe de l’Elite. Mais j’ai préféré me laisser du temps et assumer un rôle de « leader » au sein de l’équipe. Je pense avoir fait le tour de la question. Au niveau du calendrier et de mes résultats. J’avais besoin de voir autre chose, et de rejoindre une structure plus professionnelle. Qui, je l’espère, me permettra de passer un palier supplémentaire. Je suis convaincu que le Vendée U est la meilleure équipe amateur de France.

J’ai fait mon choix pour le Vendée U assez tôt dans la saison. Après la Ronde de l’Isard, en fait. J’ai décidé d’envoyer un CV aux directeurs sportifs du Vendée U. A partir de là, ils m’ont suivi puis contacté au mois d’août. Malgré les autres contacts que j’avais, parfois bien avancés, j’ai décidé de foncer. J’avais déjà bien réfléchi. Peser les pour et les contres. Pour moi, ce qui prime, c’est le côté sportif. Le calendrier, l’encadrement du sportif, et une structure formatrice.

Mes premières impressions sur l’équipe sont très bonnes. Le staff est très professionnel. C’est nouveau pour moi. L’approche du cyclisme à haut niveau est très différente de celle que j’ai pu connaître à l’Occitane Cyclisme Formation. En tout cas, je me suis bien intégré et je suis fier de porter un maillot avec une si forte identité. Aujourd’hui, je vise un podium sur les championnats de France Espoirs de cyclocross à Lignières-en-Berry (12 janvier prochain, ndlr). Ensuite, je sais que j’attaquerai la saison aux Courses au Soleil, puis j’enchainerai avec les Plages Vendéennes. Pour le reste, je ne sais pas encore. J’aimerai progresser dans les chronos. Je me considère comme un guerrier. Alors des courses comme le Circuit des Ardennes, Liège Bastogne Liège, Paris-Roubaix ou encore le championnat de France Amateur me font envie. Ce qui m’importe, c’est de remplir les objectifs collectifs fixés par l’équipe.  A titre personnel, je veux remporter le plus de courses. »

vc rouen

VC Rouen 76

Seule formation de l’Elite en région Normandie, le VC Rouen 76 a réalisé une belle année 2013. Terminant la saison à la 6e place de la Coupe de France DN1. Les rouennais sont réputés pour permettre à des coureurs de franchir le rubicond. Après Patoux en 2012, c’est Alo Jakin en 2013. Jérémy Leveau espère être le prochain. A moins que Cyrille Patoux, de retour chez les amateurs, composte son billet retour vers le monde professionnel. Portraits.

Jérémy Leveau signe au VC Rouen 76 pour la saison 2014

Jérémy Leveau – 21 ans :

« J’espère que mon tour viendra… »

« Je tire un bilan positif de ma saison avec mes cinq victoires ainsi que quelques résultats sur de belles courses. A l’image de la première étape de Paris-Arras (Classe 2) ou du Circuit des Deux Provinces, au Pertre. Des courses avec un beau plateau. Je regrette d’être passé à chaque fois tout proche de la gagne. Je garde un bon souvenir de mes deux victoires en Elite Nationale : le GP de Blangy-sur-Bresle et la 3e étape du Tour du Piémont Vosgien. Au terme d’un sprint massif.

Mon passage à l’armée de terre fût l’occasion de participer à de très belles épreuves. Parfois avec les professionnels. Les coupes de France DN1 aussi. Cela m’a permis de franchir un cap tout au long de la saison. J’ai décidé de quitter l’Armée de Terre à la fin de cette année 2013. Je ne me sentais pas dans mon élément au sein de la vie militaire. J’ai choisi le VC Rouen 76 car je connais bien cette structure. Les directeur sportifs sont compétents, et vraiment proches des coureurs. Je les ai rejoints car je sais qu’ils pourront me faire progresser. Ils me feront confiance !

Pour l’an prochain, mes objectifs seront de briller le plus souvent possible. En particulier sur les épreuves de Coupe de France. Cette épreuve sera le fil rouge de l’équipe. Personnellement, j’espère décrocher de bons résultats sur les Classe 2. Je pense aussi aux deux championnats de France : amateurs et espoirs. J’envisage également d’intégrer l’équipe de France Espoirs. A long terme, accéder au monde professionnel est mon objectif. Je travaille pour cela. J’espère que mon tour viendra… »

Cyrille Patoux, de retour au VC Rouen 76 pour 2014

Cyrille Patoux – 28 ans :

« J’ai ma place chez les pros »

« Le bilan de ma saison est mitigé. Le début d’année est satisfaisant. Les résultats sont venus rapidement. J’ai montré que j’avais ma place chez les professionnels. Particulièrement dans les sprints. Malheureusement, on ne m’a pas désigné sprinter de l’équipe sur la fin de saison. Du coup, je n’ai pas pu dévoiler mes cartes comme je le souhaitais. L’important au VC Roubaix Lille – Métropole c’était les échappées. Moi, je fais du vélo pour gagner ! Et les courses professionnelles conviennent à mon profil. C’est ce que j’ai appris au cours de cette année.

C’est au dernier moment que j’ai appris que je n’étais pas conservé à Roubaix. Et encore, si je n’avais pas posé la question, je crois que je l’aurais su à Noël ! (Rire) Je suis vraiment déçu de l’avoir appris si tard. Je suis le seul « néo-pro » à ne pas être renouvelé. Puisque Julien Duval et Rudy Kowalski, eux, repartent en 2014. Ce n’est pas en un qu’on fait des champions.

Je retourne au VC Rouen 76 pour la saison prochaine. C’est une équipe de DN1 au programme de course tout aussi important qu’à Roubaix – Lille. En plus, ça fait 7 ans que Jean-Philippe Yon est mon entraîneur. Pour les frais de déplacement, il me fallait trouver un club proche de la maison. Et puis je n’ai pas eu de propositions d’autres clubs de DN1. Tout le monde a été surpris que je ne sois pas conservé chez les « Pros ». Les places y sont chères pour 2014. J’ai appelé tout le monde. On me répondait : « Trop vieux ». « Réduction d’effectif ». « Pas assez de point UCI ». Toujours des excuses ! L’arrêt de Sojasun a bloqué pas mal de choses.

Mon objectif est désormais de repasser professionnel. Pour l’année 2015. J’y crois ! Mais en attendant, je pense à 2014. Les Coupes de France DN1 seront les principales courses à cibler pour l’an prochain. Le championnat de France, au Futuroscope (86) pourrait me convenir. Après, toutes les courses seront bonnes à prendre. Mais je vais me préparer spécifiquement pour les France. Je vais tout faire pour combattre cette 2nde place désastreuse de Saint-Amand-les-Eaux. En 2012. Je l’ai toujours en travers de la gorge. »

Louis Pijourlet rejoint le Team Vulco - Vaulx en Velin pour 2014

Team Vulco – Vaulx en Velin

Ce club rhônalpin ne fait pas beaucoup de bruit. Et pourtant, il est formateur de « Pros ». A l’image de Jérémy Bescond, en 2013. Puis de Clément Venturini, pour la saison 2014. Tous deux au sein de la Cofidis. Mais aussi de Pierre Moncorgé qui franchira le rubicond au 1er janvier chez les Firefighters Upsala CK. Pour la saison prochaine, les recrues sont nombreuses. Louis Pijourlet est l’un d’entre eux. A la sortie des rangs juniors, il rejoint la réserve de cette équipe DN1. Portrait.

Louis Pijourlet – 18 ans :

« Le vélo m’a appris la vie »

« J’ai réalisé une belle saison. Avec six titres de champion Rhône-Alpes et une participation aux plus belles courses nationales. Tant sur piste que sur route. Je suis quand même déçu de ne pas avoir gagné l’une de ces courses. Il me manque une grande victoire. Je pense que ça pourrait être un déclic. Je suis écœuré de mes championnats de France piste.

Je retiens de bons moments à la Motte Servolex. J’ai fait beaucoup de rencontres grâce au cyclisme. Ça m’a appris la vie. Depuis le collège, je fais mes choix d’études en fonction du vélo. Ça m’a appris à me débrouiller. Et cela me montre mes limites. Celles que je dois repousser. Je me sentais bien à La Motte. C’est un club qui n’a pas de grands moyens financiers mais qui est rempli de gens incroyables. Pleins d’humanité. J’aurais voulu rester mais je souhaite aller le plus loin possible dans le vélo. Je pense qu’en Espoir, il faut un club avec un beau programme de course. Et les moyens d’assurer un suivi. Un club qui permet de participer aux belles courses dans les meilleures conditions possibles.

Le Team Vulco Vaulx-en-Velin est venu me voir quand j’étais Junior 1. Je cherchais alors un club, suite à un désaccord avec le Chambéry Cyclisme Compétition. Vaulx en Velin est revenu me contacter pour que j’intègre leur équipe Espoir. Ce double contact est une marque de confiance et c’est très important dans le haut niveau ! Cette DN1 me permet de passer le « gouffre » entre les rangs juniors et espoirs. Tout en restant dans mon comité régional que je considère comme le meilleur de France.

J’ai d’abord signé à Vaulx, puis mon frère m’a suivi. Je parlais avec Jean Delphis, le président, de ma possible venue. On a parlé de mon grand frère, Jules. Je lui ai confié ses problèmes de santé. Il souffrait d’une appendicite. Et il envisageait de quitter Chambéry Cyclisme Formation. Je lui ai donné son numéro. Et voilà. Aujourd’hui, on est tout excité. Avoir son frère dans la même équipe, c’est l’assurance d’avoir un soutien inconditionnel. A tout moment. Quelqu’un sur qui se reposer dans les moments durs. On est sûr de trouver quelqu’un avec qui bien s’entendre, le soir, à l’hôtel. Histoire de décompresser. J’espère rapidement intégrer la DN. Pour voir ce que donne notre duo fraternel. Selon notre père, ça peut être pas mal. On rêve de faire une belle américaine ensemble.

En termes d’entraînement et d’expérience, j’espère faire une saison solide. Ce sera important pour l’avenir. Je sais que ce sera dur en Espoir 1. C’est pour ça que je ne me fixe pas d’objectifs précis sur les résultats. Davantage sur la progression et sur mon attitude sur le vélo. »

Jour 11

UC Nantes

L’année 2013 ne fût certainement pas à la hauteur des espérances de l’UC Nantes. Managée par Pascal Deramé, l’ancien équipier de Lance Armstrong à l’US Postal, l’équipe ligérienne n’a terminé que 11e de la Coupe de France DN1. Malgré un recrutement audacieux, l’UC Nantes  a perdu des gros poissons. L’anglais Sam Allen et le lituanien Andrius Peciulis viendront donner un côté anglosaxon à l’équipe. Anthony Mira, le morbihannais, et Clément Barbeau, le pistard, tenteront de s’imposer. Portraits bilingues !

sam allen (nantes)

Sam Allen – 23 ans :

«Le vélo fait partie de votre culture »

« Cette saison a été, de loin, la meilleure de ma carrière. J’ai vraiment été constant. Avec quatre victoires et une 8e place au classement général de l’Essor Breton. Ce qui reste mon meilleur résultat de l’année. C’est la première année où je n’ai pas été rattrapé par une maladie ou une blessure. Je suis arrivé en France durant mes années juniors. J’ai donc appris pas mal de choses depuis que je suis là.

Chaque année, j’apprends quelque chose de nouveau. Sur moi-même, ou sur l’entraînement. Courir en France est totalement différent de ce qui se fait au Royaume-Uni. Je pense sincèrement que la France est le meilleur endroit pour progresser. Pour atteindre le haut niveau. J’ai reçu plusieurs propositions à la fin de cette saison 2013. Émanant de structures importantes. Mais j’ai choisi l’UC Nantes. Ils sont très contents de me recevoir dans leur équipe. Je trouve que c’est le meilleur endroit, pour moi, si je veux progresser et courir à haut niveau.

Il y a vraiment une mentalité différente dans la pratique du cyclisme en France. La principale distinction avec le Royaume-Uni, c’est que le vélo fait partie de votre culture. Du coup, les attitudes envers les cyclistes ne sont pas comparables. C’est l’une des raisons qui m’a poussé à venir en France, avec le niveau que je retrouve sur les courses françaises. L’an prochain je vais essayer de gagner plus de courses. Je suis un coureur opportuniste. Alors si je peux, j’espère pouvoir gagner une Elite Nationale. C’est mon but ultime pour la saison 2014. »

Andrius Peciulis (nantes)

Andrius Peciulis – 21 ans :

« Être champion de Lituanie Espoir »

« Ma saison 2013 n’a pas été réussie. Je suis tout de même heureux d’avoir réussi à gagner une course en France (le critérium de Saint-Herblain / Loire-Atlantique). Cette année, je n’étais pas concentré à 100% dans le vélo. C’est pour ça que je ne peux pas me réjouir de mes résultats. Depuis mon arrivée en France, j’ai appris à être prêt sur toutes les courses. Ici, ça part dès le Km 0. En France, le niveau des courses est vraiment très élevé. Il y a des milliers de cyclistes, de différents âges et tous sont prêts à courir.

J’ai quitté l’EC Mayennaise pour rejoindre l’UC Nantes. Je pense que c’était équipe est la bonne pour mon futur. Je pense que je peux avoir tout ce qu’il me faut à Nantes, si je continue le cyclisme. Mes objectifs pour la saison prochaine seront de travailler un maximum sur le vélo. Tant en course qu’à l’entraînement. Ensuite, j’aiderai l’équipe à atteindre ses objectifs. J’aimerai me qualifier pour les Championnats d’Europe Espoirs et remporter le Championnat de Lituanie Espoir pour revêtir le maillot national ! »

Clément Barbeau la nouvelle recrue de l'UC Nantes

Clément Barbeau – 18 ans :

« Il était prévu que j’aille à l’Entente Sud Gascogne »

« Je tire un bilan mitigé de ma saison 2013 car je sais qu’elle aurait pu être meilleure. Elle avait pourtant bien commencé, fin 2012 avec les 3 Jours d’Aigle (Suisse) et les Six Jours de Gand (Belgique). J’étais en condition pour le début de saison. J’ai marché sur les nationales juniors et surtout à la Bernaudeau Junior (Internationale) qui reste la plus belle victoire de ma saison ! J’ai vécu un Paris-Roubaix très mouvementé. Deux chutes et un ennui mécanique. Juste dans le Carrefour de l’Arbre. Je finis 18e. C’était la première déception de mon année. J’avais fait de cette course un objectif.

S’en est suivi la Course de la Paix. Je m’y suis fait plaisir. Super ambiance. De bons résultats. La victoire d’Elie Gesbert sur la 3e étape ainsi que ma 2e place d’étape resteront les moments forts de ce voyage. Fin mai, j’ai souffert d’une tendinite. J’ai quand même décroché deux médailles aux championnats d’Europe sur piste à Anadia (Portugal). Ensuite, je suis passé à côté de mes championnats de France sur piste avec quatre médailles de bronze ! J’ai fini la saison avec une belle expérience sur les Mondiaux de piste à Glasgow (Ecosse). J’ai eu un été difficile à gérer. J’ai dû passer les rattrapages du BAC en septembre. J’aurais dû les passer en juillet, mais j’étais au Portugal… Finalement j’ai eu mon diplôme. C’est une bonne chose.

Je retiens de belles choses de mes années chez les jeunes. Le principal souvenir reste le sourire de mon père lors de ma première victoire. En minime. Je suis reconnaissant envers les encadrants et le président du Comité de Gironde. Ils m’ont transmis l’envie de pratiquer le cyclisme à haut niveau. Il me reste aujourd’hui des années de formation. En Aquitaine mais surtout au Pôle France de Talence. Avec Eric Vermeulen et Gaël Le Gledic. Ils ont contribué à ma réussite. Mes deux titres nationaux sur piste, décrochés en Junior 1 sont gravés dans ma mémoire.

Pour ma première année Espoir, il était prévu que j’intègre l’Entente Sud Gascogne. Malheureusement, l’équipe est dans l’incapacité de repartir en DN1 pour 2014. Il m’a fallu prendre une décision rapide. J’ai eu plusieurs propositions. J’ai choisi l’UC Nantes. C’est une équipe affilié à la FDJ.fr. Ayant adhéré à la fondation FDJ cette année. C’était cohérent. Le calendrier et la réputation de Nantes me conviennent. J’espère que tout se passera au mieux.

Les objectifs de l’année prochaine seront avant tout d’apprendre. Je ne veux pas brûler les étapes. Néanmoins, je veux passer un cap. Il est évident que je ne peux pas me fixer d’objectifs précis en début de saison. Je suis déterminé. Après un mois de courses, j’aurai une idée précise. Une chose est sûre, je ne serai pas là uniquement pour figurer sur la liste des engagés. »

Anthony Mira intègre l'UC Nantes

Anthony Mira – 21 ans :

« A l’attaque ! »

« Ma saison n’a pas été simple. Tout a commencé sur le Tour de Normandie. Je m’étais bien préparé pour cette course. J’ai chuté lourdement à 5 kilomètres de l’arrivée. Au sprint. Les séquelles m’ont suivi. J’ai dû abandonner l’épreuve. Trois étapes plus tard. Rebelote lors du Circuit des Ardennes. Et les week-ends suivants pareils. J’ai eu une sale période. J’ai pris un coup au moral. Je suis revenu au début de l’été. J’étais plutôt content de mon état de forme. Sans toutefois concrétiser. Une saison creuse.

Mes années à Sojasun Espoir ACNC ont été enrichissantes. J’ai gagné en expérience. Je regardais les coureurs expérimentés. Leur façon de courir. Pour m’en inspirer. J’ai passé deux années inoubliables. J’ai décidé de partir pour changer d’air. Pour trouver une nouvelle motivation. Aujourd’hui, ma philosophie c’est « A l’attaque ! ». C’est un peu pour ça que j’ai signé à l’UC Nantes. Leur mentalité me plaît. Je n’ai pas encore réfléchi à mes objectifs. Le graal serait le titre national. J’aimerai avant tout briller sur les courses Elites. »

Jour 10Sojasun Espoir ACNC :

En Bretagne, Sojasun Espoir ACNC fait figure de leader. En 2013, leur aura a même dépassé les frontières de leur région. En célébrant le sacre d’un Cédric Delaplace champion de France amateur, la réserve de l’équipe Sojasun s’est fait un nom. Un triplé lors des championnats de Bretagne. Un Julien Guay virevoltant, vainqueur de la Coupe de France DN1 de Montpinchon. Et voilà les rennais en 5e position de la Coupe de France DN1. Et avec les recrues annoncées, ça risque de faire très mal ! Pour preuves : Benoit Poitevin et Ronan Dequippe, les deux nantais. Fabrice Seigneur, le postier rennais. Et le lituanien Paulius Siskevicius, au nom de famille bien connu dans l’hexagone. Ces quatre-là se présentent à vous. Poltred breizhad.

Benoit Poitevin rejoint Sojasun Espoir pour 2014

Benoit Poitevin – 22 ans :

« Sojasun me propose un projet cohérent »

« Le bilan est plutôt bon. J’ai une pointe d’amertume sur le fait que j’aurais pu mieux faire. J’ai été stoppé par quelques chutes. J’ai vécu de bons moments cette année. J’ai eu la chance de faire de belles courses avec l’UC Nantes et l’Equipe de France. On avait une bande de copain à Nantes. Toutes mes années en DN1, je les ai faites là-bas. On a tout vécu ensemble. Les bons comme les mauvais moments. Ça fait partie de la vie d’un sportif. Mon passage de stagiaire à la FDJ fût génial. J’ai beaucoup appris sur moi-même et sur la façon de courir. Tout y est précis. C’est plaisant à suivre.

J’ai décidé de quitter l’UC Nantes car je voulais voir une nouvelle méthode de travail. Voir de nouvelles courses. Une nouvelle façon de penser la course. Apprendre encore de nouvelles choses. Et toujours avoir en tête cet esprit de progression. Après j’ai fait le choix de rejoindre Sojasun Espoir ACNC. Ils m’ont proposé un projet cohérent. Leurs objectifs sont concrets. On ressent l’envie de tout un groupe. Leur méthode de travail me pait. Les moyens déployés pour nous mettre dans les meilleures conditions possibles me font penser que je peux encore apprendre. Beaucoup de choses même.

Pour la saison prochaine, mes objectifs seront sensiblement les mêmes. Le calendrier n’est pas sorti. Il va falloir que je m’y penche. Je ciblerai plus précisément les courses qui deviendront des objectifs. Mais les courses en Classe 2 restent des courses qui font envie. Tout le monde en amateur veut réussir. Je reste dans cette optique. Je suis un coureur qui sait se remettre en question. Que ça aille mal, ou que tout aille bien. »

Ronan Dequippe quitte l'UC Nantes pour Sojasun Espoir en 2014

Ronan Dequippe – 24 ans :

« Je veux gagner une Elite »

« Le bilan d’ensemble de ma saison est positif. Le seul bémol, c’est le début d’année. Un peu compliqué niveau résultat. Je n’aime pas la pluie et les basses températures. Avril venu, ça allait beaucoup mieux. Je garde de bons souvenirs de l’UC Nantes. L’ambiance entre les coureurs était très bonne. On allait aux courses avec le sourire.

C’est au mois de juillet dernier que j’ai appris que je n’étais pas conservé. Etant donné que je ne suis plus Espoir et que je n’avais pas assez de résultat sur les courses Elites, j’ai été évincé du collectif nantais.  J’ai donc cherché ailleurs… J’ai fait le choix de Sojasun – Espoir ACNC. Je voulais absolument refaire une saison complète. Je suis resté sur ma faim en 2013. Chaque année je progresse un petit peu. Je ne veux pas avoir de regrets. Je savais que Benoit (Poitevin), mon équipier à Nantes allait là-bas. J’ai fait ma demande.

En 2014, je veux gagner une course Elite ! C’est ce qu’il m’a manqué la saison passée. Ensuite, je serai là pour aider l’équipe. Passer professionnel serait super. Il ne faut pas trop y penser. J’ai une petite pointe de vitesse qui me permet de réussir à gagner lors d’arrivées en petit comité. Les sprints massifs, c’est pas encore mon truc.»

Fabrice Seigneur nouvelle recrue de Sojasun Espoir pour 2014

Fabrice Seigneur – 23 ans :

« Je pense être à la hauteur de la DN1 »

« Je dresse un bon bilan de cette saison. Surtout la première partie de l’année. Jusqu’à début mai environ. J’ai réussi à décrocher plusieurs succès sur des courses que j’affectionne. La Flèche de Locminé, le Grand Prix U ou encore l’Essor Breton. La seconde partie fût plus compliquée. Je me suis concentré sur les courses disputées en tant que stagiaire professionnel chez Bretagne-Séché Environnement. J’ai tout de même bien fini la saison avec une victoire sur les Deux Jours de Machecoul.

Humainement, les deux dernières années ont vraiment été super. Je retiens l’ambiance et la bonne humeur de l’équipe. La rigolade perpétuelle ! Sans partir favoris, nous avons réussi à faire de beaux résultats en Bretagne. Plus que de simples coéquipiers, ce sont devenus des amis.

Je voulais intégrer une DN1. Je veux voir ce que je vaux à ce niveau. Tant sur les Coupes de France que sur les Classe 2. Il y a deux ans, je n’étais pas à la hauteur. Maintenant, je pense l’être. Avec Rennes, j’ai fait de belles courses. Mais les courses par étapes étaient trop rares. Il fallait être en sélection régionale. J’en faisais partie. Mais ce n’est pas toujours évident. Suite à mon premier passage à Sojasun, j’étais resté en bon terme avec Thibaut Macé et Gilles Pauchard. Les rejoindre cette année s’est fait naturellement. L’an passé, j’avais hésité. Je voulais vraiment gagner avec l’ASPTT Rennes avant d’y retourner.

Je suis un bon rouleur. Un coureur généreux dans l’effort. Ma petite pointe de vitesse me permet de tirer mon épingle du jeu lors des arrivées en petit groupe. En 2014, je veux chercher des résultats sur les grandes courses. Mis à part le Tour de Bretagne, je n’ai pas de préférences particulières. Je veux marcher dès le début de saison. C’est là que je suis le mieux ! »

Paulius Siskevicius rejoint Sojasun Espoir pour 2014

Paulius Siskevicius – 20 ans :

« J’espère m’intégrer au collectif »

« Ma saison 2013 n’a pas été couronnée de succès. Mais j’ai beaucoup appris surtout sur la façon de courir. Comment courir pour l’équipe. Comment élever son niveau sur les grandes courses. C’était ma première année complète. Commencée en Janvier. C’était une longue saison. J’ai aussi pas mal appris sur la nutrition. Désormais, je sais ce que je dois manger.

J’ai couru assez souvent avec Sojasun Espoir cette saison. Plusieurs fois, je me suis dit que ça pourrait être sympa de les rejoindre. Le cyclisme français est très développé. Je trouve qu’il y a un sacré niveau comparé à d’autres pays. Il y a beaucoup de coureurs. D’équipes. Et de courses. C’est super de voir ça! Tant pour les coureurs que pour les sponsors.

L’an prochain, à Sojasun, je veux réussir à m’intégrer au sein du collectif. Gagner quelques courses et participer aux Coupes de France. Et réussir lors des Championnats d’Europe, sous le maillot de la Lituanie. En somme, être en forme lorsque j’en ai besoin. Nous verrons avec les dirigeants quelles sont les courses qui me correspondent le plus. Je me sens à ma place sur le vélo ! »

Jour 9

Océane U – Top 16 :

Souvent, on dit que sans l’Océane U – Top 16, le cyclisme poitevin serait mort. Au même titre que l’Occitane Cyclisme Formation en Midi-Pyrénées ou l’Entente Sud Gascogne en Aquitaine. L’Océane U – Top 16 fédère les clubs charentais pour lutter contre la fuite des talents. C’est ainsi ce qui a permis à Yoann Paillot, aujourd’hui professionnel au VC La Pomme Marseille, d’évoluer au plus haut niveau amateur par le passé. Alexis Villain, Mathias Le Turnier et Geoffrey Thévenez viennent renforcer l’effectif poitevin pour la saison prochaine.  9e de la Coupe de France DN1 2013, ces recrues pourraient permettre une année 2014 des plus fructueuses. Portraits du Poitou.

Alexis Villain quitte le CC Etupes pour rejoindre l'Océane U - Top 16

Alexis Villain – 20 ans :

« Tôt ou tard, le travail paye ! »

« Je suis déçu de ma saison 2013. Très peu de courses sont arrivées au sprint. Ce qui explique que j’ai accumulé les places d’honneur et très peu gagné. Ce qui m’a le plus perturbé, et qui m’a engouffré dans une mauvaise dynamique, c’est le manque de confiance que l’on m’a accordé. J’ai été constant sans atteindre un pic de forme. Difficile de s’affirmer pour faire changer les choses. J’ai quand même rencontré de bonnes personnes. Certains sont désormais des amis. J’ai bossé dans les cols et gagné en expérience.

Cela fait déjà deux ans que l’on me propose une place à Océane U – Top 16. C’est la première DN1 à m’avoir contacté. Je suis content de les rejoindre pour 2014. J’espère retrouver une équipe soudée où l’on me fait confiance. Le profil des courses me correspondra mieux. Je suis motivé de revenir dans l’Ouest. J’espère trouver en Poitou-Charentes une certaine pression qui me fera progresser.

En 2014, j’espère pouvoir intégrer l’équipe de France Espoir. Evidemment, gagner sur les belles courses du calendrier sera l’objectif premier de l’année à venir. Depuis quelques années, l’Océane est en relation avec le VC la Pomme Marseille. Passer professionnel chez eux récompenserait mon travail. Mais aussi tous ceux qui ont cru en moi. Quoi qu’il arrive, je continuerai à travailler. Tôt ou tard, le travail paye toujours ! »

Mathias Le Turnier évoluera à l'Océane U - Top 16 en 2014

Mathias Le Turnier – 18 ans :

« Il me faudra prendre mes marques »

« Cette année fût satisfaisante. Je retiens mon entrée au Pôle France de Talence (Gironde). Mais aussi mes bonnes prestations sur les manches du Challenge National Junior. Mon podium sur le championnat de France de la course en ligne à Albi reste le moment fort de 2013.  Quelques regrets persistent. Notamment sur les championnats de France Piste. On (l’équipe d’Aquitaine, nldr) a perdu notre titre sur la poursuite par équipe à cause d’une erreur technique. L’autre déception est de ne pas avoir réussi à entrer en Equipe de France.

Si j’ai choisi de rejoindre l’Océane U – Top 16, c’est pour pouvoir continuer mes études, en parallèle du vélo. Il me fallait une équipe qui me laisse un peu de liberté tout en étant assez proche de Bordeaux. Je suis entré avec plusieurs équipes du Grand Ouest. C’est avec le Top 16 que j’ai trouvé le projet que je recherchais. Je remercie les dirigeants de la confiance qu’ils m’ont apportée.

Sur les deux premiers mois de course, il me faudra prendre mes marques. Avec mes équipiers mais aussi avec le style de course. Ensuite, les objectifs ne sont pas bien définis. Ils graviteront probablement autour des courses Espoirs tel que le Challenge National. Je suis un battant. Je me battrai jusqu’au dernier kilomètre ! »

Geoffrey Thévenez rejoint l'Océane U - Top 16

Geoffrey Thévenez – 21 ans :

« J’ai tout appris au Vendée U »

« Je suis content de l’année 2013. Malgré ma fracture de la malléole, en mars dernier, j’ai réalisé une belle fin de saison. Bien plus qu’en 2012. Je pense que c’est de bon augure pour la saison à venir. Je ne peux que garder un bon souvenir de mon passage au Vendée U Pays de Loire. J’ai appris énormément en trois ans. Voir tout. Même si je ne progresse pas vite, je n’aurai jamais eu mon niveau actuel en étant dans une autre structure. Je faisais partie d’une famille unique. Aussi bien avec mes équipiers qu’avec le staff.

Quinze jours après la décision des directeurs sportifs du Vendée U de ne pas me conserver, j’ai rejoint l’Océane U. Au 15 septembre environ. Là-bas, je pense m’y sentir bien. Je rigole déjà avec les autres jeunes coureurs de l’équipe. A l’image de Julien Bély, mon ancien colocataire à la Roche-sur-Yon ou d’Antonin Servant.

Mes ambitions seront différentes l’an prochain. Marquer des points en Coupe de France avant tout. J’aurai un rôle à responsabilité. Les classiques Elites et Espoirs seront dans mon viseur. Je suis d’ores et déjà revanchard ! »

Jour 8

Guidon Chalettois :

A Chalette, on ne fait pas de bruit. 16e de la Coupe de France DN1, le Guidon est la seule équipe représentant la région Centre. C’est pourquoi de nombreux jeunes coureurs découvrent le haut niveau au sein de cette formation Elite. C’est le cas de Bryan Alaphilippe. Tout fraichement sorti des rangs juniors, le frère de Julian, rejoint le Guidon Chalettois. A ses côtés, le non moins jeune Romain Barroso. Portraits de fous du guidon.

@ Photo : Victor Charrier aux Championnats de France de l'avenir 2013 d'Albi
@ Photo : Victor Charrier aux Championnats de France de l’avenir 2013 d’Albi

Bryan Alaphilippe – 18 ans :

« Je suis content de rester dans ma région »

« Je suis assez satisfait de mon année de Junior 2. Je garde quand même une  petite déception de mon championnat de France. J’ai couru à contre temps. Aujourd’hui, je quitte le club de Lignières pour rejoindre Chalette. J’ai passé quatre belles saisons au VCL. Je remercie tout le monde au club pour la super ambiance qu’il y avait.

Mon choix de rejoindre le Guidon Chalettois est simple. Je reste dans la région Centre. J’y connais beaucoup de monde. Et puis là, je vais pouvoir courir avec mon cousin, Julien Préau. J’ai reçu plusieurs autres propositions mais je les ai toutes déclinées. Je suis content de rester dans ma région.

L’objectif principal en 2014 sera de découvrir l’Elite du cyclisme. Ensuite, ce sera d’aider un maximum mes équipiers. Eux, seront capables de gagner de belles courses. Je veux les aider à y parvenir. »

Romain Barroso débarque en DN1 au Guidon Chalettois

Romain Barroso – 20 ans :

« Ma qualité ? Être moyen partout »

« Je tire un bilan mitigé de 2013. Un bon début de saison, où j’ai senti une progression. Puis j’ai enchaîné avec pas mal de soucis. Les chutes sur le Tour de la Manche, les Boucles de la Marne et le Tour de Côte d’Or. J’ai beaucoup appris en deux ans à l’UV Aube – Champagne Charlott’. Au niveau de l’entrainement, des tactiques de course ou de la logistique. C’était une belle expérience.

Des soucis financiers obligeaient le club à rétrograder en DN3. Le calendrier allait forcément être plus restreint. Etant Nivernais, j’ai préféré trouver une équipe plus proche de mon domicile. Au Guidon Chalettois, je retrouve Loïc Forestier et Antony Tévenot, deux coureurs voisins. Ce qui a fait pencher la balance, c’est la proposition du club de m’aider dans mon projet professionnel.

Pour le moment, je ne me fixe pas d’objectifs. Je suis là pour poursuivre ma progression et gagner des courses ! Je suis un coureur sans grosse qualité. Je suis plutôt moyen partout. C’est ça ma force. C’est ce qui me permet d’être régulier. »

Jour 7

ESEG Douai :

Mauvaise saison 2013 pour l’ESEG Douai. Avec seulement 39 points dans la musette, les nordistes ont terminé 19e de la Coupe de France DN1. Et pourtant, les ch’tis recrutent. Maxime Huygens, en provenance du voisin picard de Saint-Quentin. Et Victor Fobert, l’ancien professionnel de Colba – Superano Ham, ancien espoir de la région nordiste. Portrait ch’timi.

Maxime Huygens découvre la DN1 avec l'ESEG Douai

Maxime Huygens – 21 ans :

« Engranger de l’expérience »

« Je ne suis pas forcément satisfait de ma saison. J’ai repris tard les entraînements. Suite à une coupure après le championnat de France Espoir de cyclo-cross. Avec le mauvais temps du début d’année, je n’ai pas pu me préparer correctement. Fun juin, j’ai de nouveau coupé pour préparer la saison hivernale. Malheureusement, à ma reprise de la route, j’ai attrapé la coqueluche. Chose très rare pour quelqu’un de mon âge. J’ai été gêné pendant 10 semaines. La fin de saison sur route est arrivée plus vite que prévue…

J’évoluais au VCA Saint-Quentin. J’en garde de bons souvenirs. Il y avait une superbe ambiance entre les coureurs et avec notre DS, Eric Avril. Il a toujours fait de son mieux pour nous proposer les meilleures conditions possibles afin de réussir. J’ai décidé de changer de club car même avec une saison route peu réussie, j’ai eu la chance de recevoir des propositions de DN1. J’ai saisi l’opportunité. Le haut niveau me permettra d’engranger de l’expérience sur de plus grandes courses.

J’ai opté pour l’ESEG Douai car ils ont un très bon programme de courses. Leur staff, complet, est à l’écoute et aide ses coureurs à la perfection. En Octobre, ma décision était entérinée. J’espère faire une meilleure saison 2014 que cette année. Gagner en expérience sur les grandes courses et si je peux, saisir ma chance pour lever les bras. Je ne lâche jamais le morceau. Même dans un jour sans, je suis un battant. Je veux aider l’équipe et marquer des points pour l’équipe en Coupe de France. »

Victor Fobert rejoint Douai après une année professionnelle

Victor Fobert – 23 ans :

« Retourner chez les pros ! »

« La saison 2013 est mitigée pour moi. Les résultats sont décevants. J’étais là pour découvrir, apprendre et prendre du volume. Au fil des courses, j’ai compris que je pourrai tirer mon épingle du jeu. A la mi- saison, j’ai été victime d’une lourde chute au GP de Denain. J’ai eu le biceps sectionné. J’ai été contraint et forcé de stopper l’activité physique pendant plus d’un mois. Ça n’a pas été facile de revenir. On parle souvent d’une semaine d’arrêt, c’est trois semaines pour revenir au niveau. Je vous laisse imaginer pour moi et mes six semaines d’arrêt ! La condition est revenue en toute fin de saison. J’y ai cru jusqu’au bout.

Entre les amateurs et les professionnels, les circonstances de course sont totalement différentes. Pour un homme rapide, sérieux, qui a la condition et un peu de chance, tout est possible. J’ai pu voir qu’il y avait un travail conséquent à produire pour aboutir au niveau des ProTour. Je tiens à remercie Ludovic Capelle, mon entraîneur, ainsi que David Baudson et Peter Bauwens pour la confiance qu’ils m’ont accordé.

J’ai longuement attendu avant de faire mon choix mais celui-ci n’a pas été si difficile que ça. Pour la première saison, je serai dans la même équipe que mon frère, Arthur. Avec Laurent Pillon, nous avons mis en place un beau challenge. Celui de partager mon expérience avec les plus jeunes, et réaliser une saison exemplaire car elle sera décisive pour moi. Et vu le programme de l’ESEG Douai, il y a de quoi faire. Il me faudra gagner un maximum de courses. La Boucle de l’Artois et les Flandriennes m’attirent davantage. Toutes les courses seront bonnes à prendre. Marquer des points sur les Coupes de France sera essentiel. Je devrai me faire remarquer si je veux repasser professionnel et enfin faire une carrière à haut niveau. Je garde ça dans un coin de ma tête. Je ne le cache pas. Passer professionnel est l’objectif de ma saison 2014 ! »

Mathieu Chaussepied s'engage avec le Team ProbikeShop Saint-Etienne LoireEC Saint Etienne Loire :

Avec Saint-Etienne, on entre dans le milieu de tableau. Ca vacille. Ça monte. Ça descend. Au gré des épreuves de Coupe de France,  le Team Probikeshop EC Saint-Etienne Loire stagne au milieu du classement de DN1. 13e cette année. Et si les nouvelles recrues aidaient le club à progresser ? Mathieu Chaussepied fait partie de ceux-là. Entretien.

Mathieu Chaussepied – 20 ans :

« L’ essentiel sera de prendre du plaisir »

« Cette année fût ma première saison où je me suis consacré à 100% à la route. Je tire un bilan plutôt positif de cette année 2013, malgré que je n’affiche qu’une seule victoire au compteur. J’ai quand même plusieurs podiums et Top 10 en Elite. Le Tour de Corse était l’un de mes objectifs de la saison. Malheureusement, je n’y ai pas brillé. J’arrive quand même à décrocher le maillot de meilleur grimpeur sur cette course.

J’ai rejoint le Team La Pomme Marseille en Junior 2. Les dirigeants m’ont permis de concilier la route et le VTT. A l’époque, c’était ma discipline principale. Pour 2014, je viens de signer à l’EC Saint-Etienne Loire. Au début, j’avais contacté Sébastien Gredy, le directeur sportif du SCO Dijon. C’est un mec bien avec qui j’avais couru le Tour de Guadeloupe, en Espoir 1. Je voulais intégrer son équipe pour l’an prochain. Mais son effectif était déjà plein. Il m’a redirigé vers Saint-Etienne car pour lui c’était une équipe à taille humaine. C’est un critère qui compte pour moi. Surtout que ce sera ma première année en Elite et en DN1.

La décision a vite été prise. J’ai eu les dirigeants stéphanois au téléphone puis je les ai rencontrés. C’était signé. L’an prochain, je vais tout d’abord apprendre à courir en 1ère catégorie. Ensuite, j’essayerai d’aider au mieux mes équipiers. Pourquoi pas accrocher quelques belles places. L’essentiel sera de prendre du plaisir sur le vélo ! »

Jour 6

CR4C Roanne :

Roanne. Une équipe Junior talentueuse. Une équipe Elites qui fait trembler. Seulement 7e de la Coupe de France DN1 2013, Roanne risque de revenir fort l’an prochain. Paul Sauvage et Valentin Deverchère intègrent l’équipe Elite après deux années chez les juniors. L’autre recrue à se présenter à vous, c’est Sébastien Bergeret. Stagiaire à la FDJ.fr, licencié à Etupes, en rejoignant Roanne, il cherche à se relancer. Portraits avec les 4 chemins roannais.

Sébastien Bergeret se relance au CR4C Roanne

Sébastien Bergeret – 21 ans :

«  J’aurais pu arrêter 100 fois le vélo ! »

« C’était une année médiocre. Je pense que je n’étais pas à ma place dans les classements. J’ai eu des problèmes de santé qui ont entaché les résultats. Je sortais d’une année 2012 où j’avais été stagiaire à la FDJ – Big Mat. 2013 était une année importante. Je devais me montrer mais ça ne s’est pas passé comme ça.

Il y avait une bonne ambiance entre les coureurs à Etupes, avec un beau calendrier de courses. On a manqué de réussite dès le début de l’année. Même si c’est difficile de faire mieux que Warren Barguil l’année précédente. Les dirigeants ont rencontré un problème qu’ils n’avaient pas vu depuis quelques temps. Il leurs manquait un meneur. Depuis les cinq dernières années, le club sortait des hommes forts tous les ans : Thibault Pinot, Warren Barguil, Geoffrey Soupe, Kenny Ellisonde. Et ça a joué !

On peut dire que concernant mon départ d’Etupes, je n’ai pas eu vraiment le choix. Les dirigeants affirmaient me conserver jusqu’au moment où ils m’ont appelé, le 10 octobre, pour me dire qu’ils n’avaient plus d’argent. Ils ne pouvaient pas me garder ! Cette nouvelle m’a attristé. Leur façon de faire n’a pas été très correcte. J’étais prêt à faire des efforts financiers. J’avais tout abandonné : famille, études, pour m’installer là-bas. Se faire virer au bout d’un an, ça m’a fait mal. Je suis déçu.

Je me suis retrouvé dans une impasse. J’ai pris mon téléphone et j’ai appelé les clubs pour savoir s’il restait une place. Mon premier choix s’est porté sur Roanne. Je n’ai pas réussi à les contacter de suite, mais Benoit Luminet m’a rappelé. Il m’a confié être intéressé. C’était un soulagement. Roanne est un club que j’apprécie. Leur calendrier de course est intéressant. L’ambiance est bonne. Leur projet est ambitieux, et surtout ils sont carrés. Et moi, il faut m’encadrer. J’ai aimé la façon dont ils m’ont reçu pour signer. Ils m’ont fait comprendre qu’il fallait que je me bouge car je gâchais mon potentiel.

J’ai pris ma décision dix jours après le coup de téléphone de Benoit. J’étais en contact avec d’autres clubs. Ils étaient prêts à me prendre et je les remercie. J’ai pour objectif de revivre sur un vélo. Je galère depuis quelques années. Je veux revivre de belles choses. Personnellement ou collectivement. Au fond de ma tête j’ai toujours envie de passer professionnel. Je suis persévérant. J’aurais pu arrêter 100 fois le vélo. Mais j’aime ça. J’ai envie de réussir ! »

Paul Sauvage change de catégorie mais prolonge l'aventure à Roanne

Paul Sauvage – 18 ans :

« L’objectif c’est le baccalauréat »

« Je dresse un bilan assez mitigé de mon année 2013. Il y a eu du bon et du moins bon. J’ai pu voir que j’avais progressé physiquement, mais ça ne se voyait pas en course. Sûrement un manque de confiance. Globalement, je suis satisfait de ma saison

Quand j’ai commencé le vélo, ce n’était pas évident. Tous les dimanches je prenais tour sur tour. J’étais content de tenir le peloton jusqu’en Cadet 1. L’année d’après ça allait mieux. A l’époque, j’étais au TCC Ternay. J’en ai de bons souvenirs. C’était un véritable plaisir d’aller à l’entrainement. En Junior, je suis allé au CR4C Roanne. En deux ans, j’ai vécu de supers moments. Tous les dimanches c’était plaisant de courir avec une belle bande de copains. Beaucoup de souvenirs en équipe de France avec laquelle j’ai pu disputer les plus belles courses du monde… Excepté les championnats du monde.

Je n’appréhende pas mon passage en Espoir. Si je m’entraine bien cet hiver, je sais que je serai au niveau. Je ne m’attends pas du tout à tout casser. Je pense que cette première année Espoir sera surtout pour prendre mes marques au niveau Espoir et Elite. Je rêve de pouvoir participer au Tour des Pays de Savoie. C’est l’une des premières courses que j’ai connu. Après, la ronde de l’Isard, Paris-Roubaix et Liège-Bastogne-Liège sont autant de monuments qui m’attirent.

Je suis resté fidèle au CR4C pour 2014 car je ne me voyais pas changer de club. Je m’y sens très bien. Je ne suis pas à part entière dans la DN1 car je commencerai en 2e catégorie. L’ambiance est plutôt familiale. Nous avons des coureurs expérimentés comme Thomas Girard, Jérôme Mainard ou Thomas Welter. Courir avec des coureurs comme ça dans son équipe, c’est idéal pour progresser.

Mon premier objectif de l’année sera la Ronde de l’Isard, que j’espère disputer. Mais surtout cette année, mon objectif sera le BAC. Une fois cette échéance passée, je serai à 100% dans le vélo. Je me fixe de gagner une course en 1ère catégorie et bien sûr de retourner en sélection régionale. Je suis un bagarreur. Je ferai tout pour atteindre ce que je me fixe ! »

Valentin Deverchère passe Espoirs au CR4C Roanne

Valentin Deverchère – 18 ans :

« J’espère passer un cap »

« J’ai réalisé une première moitié de saison au niveau de mes espérances. J’ai été bon sur la première manche du Challenge National et sur la Coupe des Nations. La deuxième partie de l’année a été plus compliquée. Bien que j’ai remporté quelques courses, dont le championnat de Rhône-Alpes Junior de Contre-la-Montre.

Espoir 1ère année, c’est difficile pour beaucoup de coureurs. J’espère passer un cap pour réussir l’an prochain. Je n’ai pas d’appréhension car le CR4C fait confiance aux jeunes et il nous laisse le temps de grandir. Il y a beaucoup de courses qui me font rêver en Espoir. Il m’est difficile d’en choisir une.

Roanne est un très bon club. Il y a énormément de bénévoles qui sont fidèles et qui font tout pour que l’on soit dans les meilleurs conditions tout au long de la saison. Le CR4C cherche à se développer au fil du temps. Il a été récompensé ces dernières années avec quatre titres de champion de France en trois saisons !

En 2014, mon principal objectif sera de faire un bon début de saison en 2e catégorie pour pouvoir monter en 1ère. Après, je pourrai aider l’équipe à faire une bonne saison collectivement. »

Jour 5

Chambéry Cyclisme Formation :

L’antichambre d’AG2R – La Mondiale attire. Fait rêver. Pour certains, le CCF représente un point de passage idéal pour devenir professionnel. Pas faux. Vincent Lavenu garde un œil sur sa réserve. Pierre-Roger Latour en est un exemple. A 19 ans, il découvrit le monde professionnel, cet été, en tant que stagiaire. Le jeune Tom Bossis, le vététiste Jordan Sarrou et l’italien Mattia Viel espèrent imiter leurs aînés. Portrait rhônalpin enneigé. (et parfois en italien !)

Tom Bossis va se relancer à Chambéry

Tom Bossis – 19 ans :

« Une proposition au moment opportun »

« De cette année 2013, je retiens beaucoup d’erreurs et donc de déceptions. J’ai pris la peine de faire le bilan de ma saison par écrit. C’est intéressant pour se remettre en question. Je me rends compte que je n’ai atteint aucuns des objectifs que je m’étais fixé. J’ai évolué un ton en-dessous de ce à quoi je m’attendais. J’ai eu de longs passages à vide. Mais j’en tire des points positifs. L’expérience acquise cette saison me sera profitable dans le futur. Je considère 2013 comme une saison de transition. Je l’ai passée à chercher un équilibre. Je pense l’avoir enfin trouvé. Ça me laisse optimiste pour l’avenir.

Jusqu’ici, j’évoluais au CR4C Roanne. Pour moi, c’est la découverte du haut niveau. Mes deux années au club ont été formatrices, mais différentes. En Junior, c’était la réussite partagée. Du plaisir chaque week-end. Pas de pression. En Elites, c’est devenu sérieux. On est des petits parmi les grands. C’est motivant mais délicat à gérer. J’ai appris un tas de choses précieuses qu’on ne peut apprendre que dans la difficulté et dans l’humilité ! Je suis frustré de constater que ce qui a été construit avec succès en junior n’a pas été transformé chez les Elites.

A l’origine, je n’ai pas décidé de changer de club. C’est le CR4C qui a souhaité ne pas me conserver. Du coup, j’ai cherché un autre club. Je me suis remis en question. J’avais peur d’avoir du mal à retrouver un projet qui sache me motiver. Et puis, presque d’un seul coup, je me suis retrouvé avec le choix entre quatre clubs. J’avais presque tranché pour l’EC Saint Etienne Loire quand on m’a demandé de venir rencontrer les dirigeants de Chambéry. J’ai rencontré Loïc Varnet à 22 heures le lendemain. Ils cherchaient un coureur qui puisse se baser sur Chambéry pour compléter leur effectif. J’y suis allé sans conviction et maintenant je suis persuadé que c’était le meilleur choix à faire. Je les remercie de m’avoir donné cette opportunité au moment où j’en avais besoin.

Pour 2014, j’espère prendre du plaisir sur, et en-dehors du vélo. Apporter à l’équipe ce que je suis en mesure d’apporter, et revenir au premier plan national et international. Ces trois objectifs sont étroitement liés. Le calendrier du Chambéry CF laisse envisager un tas de perspectives. J’aurai certainement la chance d’être aligné sur les courses qui me font rêver si je le mérite. Je pense au Rhône-Alpes-Isère Tour et à Liège-Bastogne-Liège espoirs. C’est à moi de leur donner des garanties. Mais ce qui me fait rêver, c’est d’y être performant plus que d’y participer. Sinon, autant laisser ma place à quelqu’un d’autre. »

Mattia Viel un jeune cycliste italien qui rejoint Chambéry

Mattia Viel – 18 ans:

« Finir mes études puis montrer mon potentiel !»

« Le bilan 2013 est plutôt positif. Avec deux victoires sur routes dont la classique junior « Trois Vallées Varésine » et de multiples places dans les 10. J’ai même revêtit le maillot bleu lors de la Course de la Paix, épreuve de la coupe du monde. Les plus grandes émotions, c’est sans doute sur la piste que je les ai vécues. La médaille de bronze au championnat d’Italie, et mes participations aux championnats d’Europe, à Anadia, et du monde, à Glasgow.

Je garderai un super souvenir de ces années passées en Italie. Plus d’une centaine de victoires, entre route et piste. Un titre de champion d’Italie sur piste, en 2011 et quelques maillots distinctifs de meilleur sprinteur.

Je rejoins la France pour un double projet : scolaire et sportif.  J’étudiais les langues européennes au lycée Altiero Spinelli de Turin. Ca fait cinq années que j’apprends le français. Je souhaitais améliorer mon apprentissage. En plus, je rêvais de voyager ! Signer pour Chambéry Cyclisme Formation, c’était une opportunité idéale pour commencer ce rêve.

Pour l’an prochain, mon principal objectif sera de finir mes études avec succès. Après, je veux me rendre utile à l’équipe durant la première partie de saison. Une fois les examens passés, j’espère être le plus compétitif possible. Et ainsi confirmer mon potentiel. Je suis un coureur complet et rapide. La piste m’a apporté cela.

Pour l’instant, j’habite encore en Italie. Je déménagerai à Chambéry quand j’aurai fini mes études à Turin. En début de saison, je ne rejoindrai l’équipe que le week-end, pour les courses. Je rêve de passer professionnel. De pouvoir participer aux grands tours. Espagne, Italie, France. Prendre le départ d’une grande classique du nord, ça serait pas mal non ? »

Jordan Sarrou passe sur la route à Chambéry

Jordan Sarrou – 21 ans :

« Le VTT reste ma priorité »

« 2013 est ma plus belle saison depuis que je fais du vélo. En termes de résultat mais aussi en émotion. Je suis très satisfait. J’ai su être constant toute l’année pour devenir champion d’Europe à Berne, fin juin mais aussi en gagnant la finale de la coupe du monde Espoir de VTT à Hafjell, mi-septembre. (Il termina aussi 3e à Vallnord, 4e à Albstadt, 6e à Nove Mesto et aux Mondiaux de Pietermaritzburg et 2e des championnats du monde de relais, NDLR)

Pour 2014, j’ai décidé de changer. Je vais rejoindre Chambéry Cyclisme Formation. J’ai choisi cette équipe car je fais actuellement mes études au CESNI du Bourget-du-Lac. Je suis un DUT Techniques de Commercialisation en horaires aménagées. Le club m’a fait une proposition. J’en ai discuté avec mon entraîneur, Yvan Clolus. Il m’a conseillé d’accepter. Je vais préparer la saison 2014 avec plus de route. Intégrer le CCF me permet aussi d’être en équipe. Avec des équipiers. Je n’avais pas ça jusqu’ici. Je vais découvrir plein de choses.

Le VTT restera ma priorité pour la saison prochaine ! Je ferai l’ensemble des coupes du monde de la discipline. La route, ce sera pour renforcer ma préparation. J’aimerai devenir un habitué des podiums en Coupe du Monde Espoirs. Défendre mon titre de champion d’Europe sera une évidence. La cerise sur le gâteau ? Un podium au mondial ! Je me verrai bien à Rio, en 2016, pour les Jeux Olympiques. Il me reste encore pas mal de chemin à parcourir. Si ce n’est pas Rio, ce sera sans doute Tokyo 2020. »

CC Villeneuve Saint Germain :

Ces picards sont moins connus que leurs voisins Nogentais. Et pourtant, année après année, ils se maintiennent au plus haut niveau du cyclisme amateur français. Parfois dans la douleur. 18e du classement 2013 de la Coupe de France DN1, le CCVSG a eu chaud. Pour la saison prochaine, James Mowatt est venu renforcer les rangs picards. Cet australien, professionnel l’an dernier chez Colba-Superano Ham, espère se relancer en 2014. Portrait d’un kangourou picard.

James Mowatt arrive au CC Villeneuve St Germain

James Mowatt – 23 ans :

« Retourner chez les pros en 2015 »

« Ma saison 2013 a été faite de hauts et de bas. Je me suis cassé la clavicule à la mi-mai. J’ai mis deux mois à m’en remettre. Jusqu’aujourd’hui, c’est la chute la plus difficile de ma carrière. Après ça, j’ai fait plusieurs Top 10 et quelques belles places sur des courses UCI 1.1 ou 1.2. Mais en général, je n’ai pas eu l’impression de montrer mon réel potentiel.

2013 fût une nouvelle année d’apprentissage. Avec des courses plus longues, plus rapides chez les professionnels, j’ai appris sur le positionnement dans le peloton et l’économie d’énergie. Ce sont les deux choses sur lesquelles j’ai eu du mal à progresser. Sinon j’ai beaucoup appris sur les tactiques de course. La meilleure manière de gagner des courses, c’est de courir en équipe. C’est ce que j’ai observé des équipes WorldTour.

J’ai décidé de rejoindre le CC Villeneuve Saint-Germain pour la saison prochaine. Pour être honnête, j’aurai signé pour n’importe quelle équipe de DN1. Je sais que ce sont des équipes de qualité avec de bons calendriers. Mais j’ai choisi Villeneuve car j’ai été séduit par leur communication et leur travail logistique. C’est essentiel pour créer une équipe soudée. Le CC Villeneuve est un club qui correspond à mes caractéristiques.

Pour moi, le cyclisme en France est synonyme d’excellence. Il y a sans doute ici les plus belles courses du monde. La France est capable de créer des infrastructures dédiées au cyclisme comme personne au monde. Un magnifique pays pour un superbe sport !

L’objectif pour la saison prochaine n’est vraiment pas compliqué : gagner. Autant de courses que je peux. Je veux retrouver ma place dans les rangs professionnels en 2015. Et pourquoi pas avec une équipe française ? J’espère progresser. Et je pense que le CC Villeneuve pourra m’aider pour réussir ma carrière. J’aime le mode de vie à la française. Et les français aussi. Sans parler de vos courses. Je suis cycliste pour encore un long moment. »

Recrues 2014 du CC Nogent Sur OiseCC Nogent Sur Oise :

Le club picard est réputé pour sa formation. Une tradition qui fait de Nogent Sur Oise l’une des meilleures équipes amateur de l’hexagone. Quatrième de la dernière Coupe de France DN1, le CCNO vient de recruter une jeunesse talentueuse. Kévin Ledanois et Justin Mottier, deux ligériens adeptes des sous-bois et Jérémy Lecroq, le francilien qui débarque chez les Espoirs. Les ch’tio gars répondent à La Gazette des Sports.

Kévin Ledanois quitte l'UC Nantes pour rejoindre Nogent

Kévin Ledanois – 20 ans :

« Nous avons un gros collectif »

« Ma saison de cross de l’hiver dernier s’est plutôt bien passée. J’ai réussi à atteindre mes objectifs. Sauf le France, mais c’est du passé. Sur la route, j’étais déçu de ma saison jusqu’en mai – juin. Aucun résultat, rien. J’avais donné priorité aux études. Les examens passés, j’ai pu m’entraîner, et retrouver le chemin de la victoire. Je suis content de ma fin de saison, j’ai bien marché sur des rendez-vous importants. C’est ce qu’il faut.

Je change d’équipe mais je garde en mémoire d’excellents moments au Team U Nantes. De la soirée d’intégration où l’ambiance est phénoménale, jusqu’à la victoire de Benoit (Poitevin, NDLR) au classement général du Tour d’Eure et Loir Espoir. C’est formidable. Il y aussi des moments difficiles, mais ceux-là s’oublient et servent à grandir.

J’ai choisi Nogent pour l’ensemble de l’équipe. Le staff l’encadrement, les dispositions dans lesquelles sont les coureurs, c’est un tout. Je quitte l’UCN parce qu’il manquait un capitaine de route comme un Franck Charrier ou un Benoit Daeninck au CCNO.

Suite à notre premier stage, l’ambiance est bonne. Je ne connaissais pas tout le monde. Il reste des choses à découvrir mais la mentalité me convient. L’envie de gagner le plus de courses me plait. Je pense que nous avons un gros collectif et qu’on peut faire de grandes choses en 2014.

Je n’ai pas encore d’objectifs précis. Le championnat de France élite et espoir, la Coupe de France DN1 et certaines classes 2 seront des objectifs. Je pense à Paris-Roubaix Espoir ou à Liège-Bastogne-Liège. Des classiques comme le Tour des Flandres, en équipe de France me font envie. Le Tour de Bretagne, au même titre que le Tour des pays de Savoie sont des courses qui me correspondraient, moi qui suis un coureur qui va de l’avant. Il faudra que j’apprenne à rester patient. »

Justin Mottier rejoint Nogent Sur Oise

Justin Mottier – 20 ans :

« J’espère passer un cap en 2014 »

« Une saison moyenne dans l’ensemble en 2013. Je suis déçu de moi car je n’ai pas réussi à lever les bras. Malgré un bon début de saison où j’étais souvent à l’avant de la course. Je pensais que ça allait payer par la suite et au final non. Je voulais trop gagner et ça a fait l’effet inverse. Dans l’ensemble, je n’ai pas fait une mauvaise saison mais je n’ai rien gagné…

Je suis très satisfait de mes deux saisons passées à l’UC Cholet 49, en DN2. J’ai pu progresser tranquillement, à la sortie des juniors. Souvent, on veut rejoindre une DN1 dès qu’on le peut. Moi, après réflexion, je pense que Cholet est un bon choix pour débuter en Espoirs. Je ne retiens que des bons moments à l’UCC. En particulier ma participation aux Boucles de la Mayenne, en juin dernier. Mon rêve de gosse. Depuis que j’ai commencé le vélo, je n’ai pas quitté la région Pays de la Loire. Un très bon comité. L’un des meilleurs de France. Et j’en suis fier. Le bémol, c’est qu’en Espoirs, les sélections ne tournent qu’autour des deux DN1 de la région : Vendée U et UC Nantes.

Le CC Nogent Sur Oise fait partie des trois meilleurs clubs amateur de France de ses dix dernières années. J’avais déjà été contacté en fin d’année 2012. Mais ce qui m’a convaincu, c’est le discours du directeur sportif, Pascal Carlot, ce qui est mis à disposition pour réussir au mieux le vélo à haut niveau et le calendrier. C’est à la mi-juillet que Nogent m’a approché. Je leur ai donné mon accord début septembre, après en avoir parlé avec Yvonnick Bolgiani, le directeur sportif de Cholet, et mon entourage.

Le premier rassemblement s’est bien déroulé. Chacun a été bien intégré et à la fin des deux jours, on était tous pressés de mettre cette bonne ambiance sur le vélo. La présentation de l’année et des objectifs du club nous motivent. Ce sera ma première saison en DN1. J’espère vraiment passer un cap en 2014. Gagner des belles courses. Etant Espoir 3, je pense que c’est une année cruciale. Je n’ai pas d’objectifs particuliers. Si ce n’est de faire une saison complète et régulière en haut des classements. Je suis un coureur qui se cherche encore. Entre puncheur et grimpeur. J’aimerai participer à trois courses : Liège – Bastonne – Liège Espoirs, le Tour de Bretagne et le Tour du Pays de Savoie. »

Jérémy Lecroq découvrira la catégorie des Espoirs à Nogent

Jérémy Lecroq – 18 ans :

« Les classiques du nord m’attirent »

« Ma saison chez les juniors fût assez complète. Tant en cyclo-cross que sur route. J’ai eu quelques déceptions comme de ne pas avoir pu continuer la saison sous les couleurs de l’équipe de France. Et aussi d’avoir manqué ma fin de saison. Notamment le championnat de France que j’avais bien préparé. C’est le vélo ! Mes deux sélections en tricolore pour Paris-Roubaix et le Tour d’Istrie ainsi que mes différentes victoires du début de saison comme le GP Fernand Durel et le Tour de Seine et Marne sont de bons souvenirs. Grâce à l’équipe d’Argenteuil, nous avons pu battre les grosses équipes comme la Sélection de Bretagne. C’était vraiment une satisfaction de voir que le travail d’une équipe paye. Tout le monde était content. On n’oublie pas ces moments-là.

Argenteuil est un club qui fait beaucoup pour ses coureurs. Une équipe de potes. Tout le monde s’entend bien. Un staff junior au top, jeune et compétent dans leurs domaines. Un entraîneur et Directeur Sportif qui m’a apporté. Et qui continuera de m’apporter beaucoup ! De très belles rencontres. Ce club m’a permis de découvrir le haut niveau et continuer à progresser au fil des années.

Le CC Nogent est parmi les meilleurs clubs de France en DN1. Forcément quand les dirigeants picards sont venus vers moi pour que je les rejoigne, ça m’a paru normal d’accepter cette proposition. D’autant plus que j’habite à côté de Nogent Sur Oise. Pour les déplacements, ça m’arrange. Ce qui m’a motivé c’est aussi leur calendrier. L’un des plus beaux des équipes de DN1.

Mi-novembre, nous avons eu un premier rassemblement pour faire connaissance. Pour tout ce qui est administratif, essayage des équipements, etc. Les directeurs sportifs sont sérieux et sympathiques. Proches des coureurs. Je ne connais pas encore tous les coureurs mais ils me paraissent sympa. Il y a une bonne entente entre les « anciens » et les nouveaux arrivants. J’espère passer une bonne saison 2014 à Nogent.

Je suis un coureur complet. Pas forcément excellent dans tous les domaines. Du coup, beaucoup de courses me font rêver. En premier lieu, je dirai Paris-Roubaix. Pour y avoir participé, c’est vraiment une course où on a envie de se faire mal à la gueule. Les classiques du nord comme le Tour des Flandres m’attirent. Les conditions de courses y sont difficiles. J’aime la pluie et le vent ! »

Les nouvelles recrues du CC EtupesCC Etupes :

Considéré comme un vivier de futurs grands talents, le CC Etupes continue d’attirer. Malgré une 15e place au terme de la Coupe de France DN1 2013, la formation franc-comtoise reste une référence au niveau amateur. Warren Barguil, Thibaut Pinot ou Kenny Ellissonde sont passés par Etupes. Aujourd’hui, Romain Faussurier, le jeune. Erwan Téguel, le breton. Et Mathieu Le Lavandier, l’autre breton rejoignent ce club formateur. Portraits franc-comtois.

Romain Faussurier espère beaucoup en rejoignant Etupes

Romain Faussurier – 19 ans :

« Je pense que notre équipe sera forte »

« Pour ma première saison chez les Espoirs, je suis assez satisfait de moi. J’ai réussi à gagner deux courses. J’ai beaucoup appris sur le déroulement d’une épreuve mais aussi la façon de courir à adopter pour gagner. C’est important pour l’avenir. Ma chute sur la dernière manche de Coupe de France m’a malheureusement coupé un peu tôt dans la fin de saison. C’est pas grave. Je repartirai mieux en 2014. J’ai réalisé une saison complète. Sans coup de mou. C’est l’essentiel.

J’ai commencé le vélo à l’âge de 4 ans par le BMX. J’en ai fait pendant 10 ans. J’ai découvert la route en cadet 1. Le CR4C m’a fait progresser. Il y a tellement de choses à retenir ! Je n’oublierai jamais d’où je viens. Je les remercie pour tout.

J’ai choisi de rejoindre Etupes car c’est un grand club. Un club qui a formé du très beau monde. Le programme de course, la manière de fonctionner sur l’entraînement, leur façon de courir. Autant de choses qui m’ont donné envie de me lancer dans cette aventure. Je suis fier de pouvoir intégrer cette équipe.

Nous avons eu notre premier rassemblement. Notre Directeur Sportif, Jérôme Gannat, nous a présenté le programme de course. Il nous a parlé du fonctionnement du club et nous a même présenté la ville ! On a eu le droit à une intervention des deux entraîneurs de l’équipe : Samuel Bellenoue et Julien Pinot. Nous avons rencontré toutes les personnes qui gravitent autour de nous, à Etupes. On est aussi allé faire un tournoi de foot en salle. Et pour finir, un grand banquet chez le président ! De supers moments. Entre les coureurs, on se connait tous bien.  L’entente à l’air bonne. Je pense que notre équipe va être forte. Nous avons tout pour réussir.

Je n’ai pas encore planifié mes différents objectifs de la saison prochaine. Je pense que le challenge national espoirs et les championnats de France seront le fil conducteur de mon année. J’aimerai pouvoir retrouver l’équipe de France qui est quelques choses d’exceptionnel à chaque fois.»

Mathieu LeLavandier évoluera à Etupes sans son jumeau, Maxime

Mathieu Le Lavandier – 21 ans :

« Pour la première fois, mon frère sera un adversaire »

« Je dirais que ma saison fût correcte. Je suis tout de même un peu déçu de ne pas avoir remporté de course mais j’ai montré que j’étais présent. Je suis rentré dans le Top 10 sur 25 courses. C’est de bon augure pour la saison à venir.

Chambéry m’a fait découvrir de nouvelles méthodes d’entraînement, de nouvelles courses. Ils m’ont apporté de la rigueur et m’ont beaucoup aidé sur le plan humain puisque presque tous les coureurs habitent ensemble.

J’ai rejoint Etupes car c’est un club réputé pour ses résultats, son suivi et également son esprit familial. Pour la première fois je vais retrouver mon frère comme adversaire. Je pense que ça peut être bénéfique. Pour le moment je n’ai pas encore déterminé d’objectifs précis. Je déciderai cela prochainement. Jérôme Gannat nous a présenté le programme de course et il y a de quoi faire…

J’ai de très bonnes impressions sur l’équipe. L’ambiance y est excellente ! J’ai apprécié la proximité entre les coureurs et le staff. Je pense que le groupe est déjà bien soudé pour la prochaine saison.»

Erwan Téguel rejoint Etupes

Erwan Téguel – 22 ans :

« J’ai choisi Etupes sur conseil de Warren Barguil »

« Ma saison 2013 est décevante. J’attendais beaucoup de cette année et les résultats n’ont pas été à la hauteur de mes espérances. Quelques bons moments sont venus la ponctuer comme ma 2e place à Redon-Redon ou encore ma sélection au GP de Saguenay avec l’équipe de France Espoirs. Malheureusement, ces souvenirs sont trop peu nombreux. Je n’ai pas été épargné par la malchance et les ennuis mécaniques. Mais on ne peut pas se cacher derrière ce genre d’excuses pour expliquer un manque de résultats sur une saison entière.

De ces quatre années à l’UC Nantes, je ne retiens que du positif. J’ai bénéficié d’un encadrement très professionnel et de qualité ainsi que d’un bon calendrier. L’ambiance y a toujours été vraiment bonne et cela a été un plaisir de défendre les couleurs de l’UCN. Je tiens d’ailleurs à remercier toutes les personnes du club : staff, dirigeants, coureurs. J’ai fait de belles rencontres. En premier lieu mon entraîneur, Jean Luc Hamonet avec qui un vrai lien d’amitié s’est créé.

J’ai décidé de partir car j’arrivais tout simplement au bout d’un cycle. J’avais besoin de découvrir un autre environnement pour me relancer. J’ai choisi le CC Etupes sur les conseils de Warren Barguil. Je lui avais confié mon intention de quitter Nantes. Il m’a dit que du bien de ce club et m’a mis en contact avec Jérome Gannat. Rejoindre le CC Etupes me motive énormément. Je vais pouvoir découvrir un nouveau calendrier et un tout autre environnement. C’est ce que je cherchais en quittant Nantes.

Ma première impression est vraiment très bonne. J’ai pu découvrir un club familial à l’image de son président, Robert Orioli. La superbe ambiance qui a ponctué le week-end d’intégration n’a fait que renforcer l’excellente image que j’avais du club. Je tiens d’ailleurs à remercier tout le monde pour ce superbe accueil qui me donne envie de revenir au plus vite en terre Franc-comtoise.»

Jour 2

Brest IC 2000 :

Le club du bout de la terre a vécu une saison 2013 difficile en Division nationale 1. Une année bouclée à la 17e place du classement (sur 19 équipes classées) oblige le BIC 2000 à changer leur ligne de tir pour l’avenir. Certains sont partis. D’autres arrivent. Parmi eux, des jeunes. Les meilleurs. Comme Anthony Haspot, Tony Periou ou Franck Bonnamour, champion d’Europe Junior en titre. Portraits bretons.

Tony Periou reste dans le Finistère en rejoignant Brest

Tony Periou – 18 ans :

« J’espère progresser »

« Je suis content. Content de cette saison 2013 même si j’aurais aimé gagner une 2eme catégorie… Je reste satisfait. Après six années au VS Plabennec, j’ai décidé de rejoindre le Brest Iroise Cyclisme.

J’ai beaucoup appris à Plabennec. Il y a une superbe équipe. Une belle bande de copain. Un vrai esprit de famille et d’équipe. C’est le top ! Si je change d’équipe, c’est pour pouvoir apprendre. Côtoyer des coureurs expérimentés pour pouvoir m’apporter de nouvelles choses. J’espère progresser.

C’est à la fin du mois de Septembre que j’ai pris ma décision. Les dirigeants du BIC m’ont appelé pour rejoindre leur équipe de DN1. L’objectif sera avant tout d’apprendre. Et puis quand même essayer de gagner en 2e catégorie. »

Franck Bonnamour, champion d'Europe Junior, signe à Brest

Franck Bonnamour – 18 ans :

« La finale de la Coupe de France dans la tête »

« Sur l’ensemble de la saison,  mon bilan est positif. J’ai été régulier. Quelques déceptions persistent comme le Challenge National où je termine deuxième après avoir eu l’opportunité d’enfoncer le clou lors de la Classique des Alpes. Le championnat de France d’Albi, où je tombe. Le doublé breton (Elie Gesbert et Axel Journiaux) m’a enlevé une partie de cette déception. Et puis les Mondiaux où j’étais parmi les plus forts… Mon titre de champion d’Europe et le classement général de la Vallée Verte (Challenge National Juniors) sont mes plus grandes satisfactions de l’année.

J’ai passé quatre années à Lannion Cyclisme. C’est un super club qui forme au mieux ses jeunes coureurs. Ils m’ont suivi pendant tout ce temps et continueront à le faire. On reste en très bonne relation. Si j’ai choisi le BIC 2000 c’est pour leur projet intéressant. Etant donné que je suis en STAPS à Brest, ça m’a conforté dans mon choix. C’est à la sortie des championnats du monde que j’ai pris ma décision.

J’ai pour objectif de découvrir la catégorie des Espoirs. Mais je veux tenir un rôle important. Je commencerai à l’Essor Basque. J’enchaînerai avec les classiques bretonnes comme Manche Atlantique. Liège-Bastogne-Liège me fait rêver. Pourquoi ne pas rejoindre l’équipe de France Espoirs ? Le Tour des Flandres. C’est une course que j’aime. La finale de la Coupe de France DN1, au Ponthou, en Bretagne est dans un coin de ma tête. Je n’habite pas loin. Je connais bien la bosse ! J’y pense… »

Anthony Haspot rejoint le BIC 2000

Anthony Haspot – 21 ans :

« Cette saison sera cruciale pour la suite »

« Concernant ma saison 2013, je reste sur ma faim. Je pense avoir progressé mais j’ai le sentiment de ne pas avoir pu jouer ma carte personnelle sur l’ensemble de la saison. J’ai beaucoup bossé dans l’ombre. Sans avoir quelque chose en retour. Du coup cela ne se voit pas trop dans les résultats mais j’ai quand même réalisé une bonne saison. Je progresse un peu tous les ans.

De mes deux années au Vendée U, je retiens de bons moments. Comme les deux coupes de France gagnées. J’ai apprécié rencontrer certaines personnes avec qui je garde contact. J’ai découvert de belles épreuves de Classe 2. J’ai bénéficié d’infrastructures et de gros moyens techniques, déployés par l’équipe. C’était plaisant. J’avais besoin de changer d’air. De repartir sur de nouvelles bases.

J’ai choisi le BIC 2000 car j’ai intégré une école sur Lorient. Je mise donc sur mes études. Les déplacements devenaient vraiment longs. Le projet de Brest me plait. Ils s’investissent beaucoup depuis des années et franchissent les marchent de la DN1 petit à petit. J’apprécie aussi leur côté « familial ». C’était le bon moment pour les rejoindre.

Je viens de changer d’entraineur. J’espère que ces changements vont me faire du bien. J’ai envie de retrouver mon vrai niveau sur les contre la montre et gagner le maximum de courses. Les coupes de France ainsi que les épreuves de Classe 2 seront des objectifs. Je serai déjà espoir 4 en 2014. Cette saison sera donc cruciale pour la suite. »

AVC Aix-en-Provence :

Le bon air du sud de la France attire. Le club provençal, 3e de la dernière édition de la Coupe de France DN1, a pour habitude de former de jeunes coureurs pour le monde professionnel. Lebas, Rostollan ou Lavieu. Parmi les recrues pour 2014, Quentin Pacher. Portrait.

Quentin Pacher rejoint l'AVC Aix en Provence

Quentin Pacher – 19 ans :

« J’avais besoin de me relancer »

« Ce fût une saison chaotique pour moi. J’ai découvert de belles courses comme le Tour de Bretagne, Liège-Bastogne-Liège Espoir ou la Vuelta Léon, avec les pros. Mon objectif en début de saison était de réussir la Ronde de l’Isard et le Tour des Pays de Savoie. J’avais tout fait pour être en forme à cette période-là de l’année. Malheureusement je me suis cassé le scaphoïde droit lors du sprint massif de la Coupe de France DN1 de Beauchamps. La dernière course avant… la Ronde de l’Isard. Je n’ai pas couru jusqu’en juillet. Je n’ai retrouvé une condition physique potable que début août.

Ça c’était vraiment un moment difficile à gérer. A cause de ça je n’ai pas pu passer mes partiels dans le cadre de mon DUT TechdeCo (TC). Heureusement le département TC Toulouse a toujours été compréhensif. Nous avons trouvé des solutions pour ne pas freiner ma progression universitaire. C’est au mois d’août que j’ai fait mes meilleures places. 10e place sur la Coupe de France de Montpinchon. 7e et 14e d’étapes sur la Vuelta à Léon, en classe 2.2. Et quelques places en élites. Début septembre, j’ai gagné le classement général du Tour des Landes. Avec l’Entente, nous avions gagné le chrono par équipes. C’était un super moment ! Toute l’équipe a défendu mon maillot alors que j’étais sur le départ.

Grâce à l’ESG, j’ai découvert le haut niveau dès ma sortie des juniors. Tous les ans j’avais un calendrier varié et complet. Avec les plus belles courses de l’hexagone. C’est comme ça que j’ai réussi à progresser physiquement tout en restant licencié dans le même club depuis Minime 1. A l’EVCC Bergerac. Ma victoire sur la 3e étape de la Ronde de l’Isard 2012 reste mon plus beau souvenir sportif. C’était l’accomplissement d’un gros travail en amont. Dominique Arnaud et l’ensemble du staff a toujours été à l’écoute de ces coureurs. J’ai pris beaucoup de plaisir à courir avec cette équipe au visage humain.

Eric Drubay et Jean-Michel Bourgoin, les dirigeants d’Aix-en-Provence ont manifesté de l’intérêt pour moi. Alors que j’étais blessé et que je ne courais pas ! Ce fût surprenant. Et bienvenue. J’avais le moral en berne. J’ai étudié les propositions. Quitter l’Entente n’était pas une priorité mais à Aix j’ai vu un nouveau challenge s’offrir à moi. Après une année quasi-blanche, j’avais besoin de me relancer. De voir autre chose. Changer d’équipe ça donne un « coup de pied au cul ». J’ai besoin de ça. Aix c’est un nouveau programme de course. A l’étranger notamment. Une nouvelle région. Une nouvelle approche. De nouveaux coéquipiers.

Il n‘est jamais facile de quitter un groupe que l’on apprécie. La plupart des coureurs et encadrant qui composaient l’Entente ces dernières saisons sont désormais des amis. Les quitter, c’est quitter sa famille. Je perçois une équipe comme une seconde famille. J’avais pris la décision de changer d’horizon début septembre. Je l’avais annoncé à Dominique Arnaud pour qu’il puisse planifier son recrutement sans compter sur moi. A l’heure actuelle il persiste un espoir que l’entente continue et ce serait une bonne nouvelle pour le cyclisme dans le sud-ouest.

En 2014, j’espère pouvoir réaliser une saison complète ! Mon programme de course n’est pas défini. Il passera par des courses accidentées voir montagneuses. J’espère revenir à mon meilleur niveau. Pourquoi pas remettre un pied en Equipe de France pour ma dernière saison Espoir. Je n’en ferai pas une fixation… Je suis un coureur offensif et collectif. C’est ce qui me fait me sentir acteur de la course. Pas spectateur. »

Trois des recrues de l'équipe cycliste de l'armée de terre

Armée de Terre :

L’une des meilleures équipes amateur en France se renforce pour 2014. Alors que le CSA des Loges, 2e de la Coupe de France 2013, enregistre quelques départs, Jordan Levasseur, Bruno Armirail et Kévin Lebreton se sont engagés dans l’équipe des militaires. Attention : portrait au garde à vous.

Le normand Jordan Levasseur rejoint l'équipe cycliste de l'armée de terre

Jordan Levasseur – 18 ans

« Je dois faire mes preuves »

« La saison 2013 fût satisfaisante. En début de saison, je ne pensais absolument pas participer aux championnats d’Europe et du monde sur piste. J’ai davantage réussi les « Europe » que les Mondiaux et ce malgré mon envie de bien faire. J’ai passé trois mois intégralement sur piste de juin à aout. Sur route, je totalise six victoires dont le challenge de Normandie. Mon seul regret cette saison, c’est ma non-sélection pour le championnat de France de l’avenir. D’après le DS de la région, j’étais « fatigué » à la sortie des championnats du monde sur piste.

L’armée, c’est une équipe que j’admire depuis ses débuts. Il y a des coureurs de grande qualité. Indispensable pour évoluer au mieux chez les espoirs quand on sort des rangs juniors. Comme moi. C’est l’une des meilleures équipes de DN1 cette saison.

Puisque j’avais envie de devenir militaire dans le futur, j’ai pensé que ce serait un bon compromis que de rejoindre le CSA des Loges. Faire du vélo et apprendre la vie de militaire en parallèle. J’étais en contact avec trois équipes. David Lima Da Costa, le directeur de l’équipe de l’Armée a pris contact avec moi à mon retour des championnats d’Europe sur piste. Je lui ai envoyé mon CV. Je lui ai expliqué mon projet. Il m’a répondu : « Tu m’intéresses ! » Les places sont chères à l’Armée. Il y a beaucoup de demande. Je considère que l’on m’a donné une chance. Désormais, je sais ce qu’il me reste à faire.

Pour la saison prochaine, j’estime que j’ai une marge de progression importante. J’ai un nouvel entraineur. Je suis suivi de très près. Je m’entraine quasiment tous les jours. Avant, ce n’était pas ça. Je sortais le vélo quatre fois par semaine. Pas plus. J’ai beaucoup à apprendre chez les espoirs. Ce n’est pas des coursettes. Ce sont de vraies grosses courses. Je serai avant tout au service de l’équipe. Je dois faire mes preuves.

Désormais, j’ai un contrat de militaire. C’est-à-dire que je suis comme un militaire mais je vais seulement faire du vélo. Nous sommes basés à Saint-Germain-en-Laye. Nous avons un certain nombre de jours à passer à la caserne, des permissions etc. Seul l’hiver certain change de grade et d’autres font leurs classes.

Dans ma « carrière », je n’ai pas toujours eu les résultats à la hauteur de mes qualités. C’est lié à mon tempérament. Mais je sais que si je fais partie d’un groupe restreint ou même d’un peloton groupé je suis très rapide au sprint. Je dois ça à la vélocité que m’apporte la piste. C’est une sorte d’agressivité positive. Je me sens déconnecter lors d’un sprint. Ça me pousse à aller de plus en plus vite. Je veux dévorer mes adversaire un à un.»

Bruno Armriail rejoint l'équipe cycliste de l'armée de terre

Bruno Armirail – 19 ans :

« La route est encore longue… »

« C’était une bonne saison 2013. Surtout la deuxième partie de l’année. Je faisais un BTS en apprentissage. 35 h de cours les semaines à l’école puis au travail. C’était beaucoup de boulot. J’avais très peu de temps pour m’entraîner. J’ai arrêté mes études en juin 2013. Je n’ai fait qu’un an de BTS. A partir de ce moment, je me suis bien entrainé. Les résultats ont commencé à arriver.

Ma principale satisfaction, c’est d’être vice-champion de France Espoirs de chrono à seulement 19 ans. C’est pas trop mal, mais c’est rageant d’échouer à 2 secondes du titre ! Ce n’était pas mon vélo ni rien. J’ai commencé la saison en 2e catégorie, donc il me manquait de la caisse. J’ai fait plusieurs erreurs à Albi. Avec plus d’expérience, le titre était jouable. J’avais dans la tête de faire un top 5. C’était une surprise pour moi. Immédiatement, j’ai eu de nombreux contacts avec des équipes de DN1. Je n’aurais jamais osé les approcher en temps normal. Parmi les autres satisfactions, le championnat de Midi-Pyrénées de contre-la-montre, où je remporte le classement Scratch. Ma 2e place lors du chrono des Nations est à double tranchant. Je prends presque une minute par un mec de mon âge (Ryan Mullen, NDLR).

Ma mutation a été un peu compliquée. Au début, je devais rejoindre l’Entente Sud Gascogne. Etant donné qu’ils n’ont pas pu repartir en DN1, ils m’ont autorisé à partir ailleurs. J’avais choisi l’Entente car c’est à côté de la maison. Ils m’ont contacté dès le lendemain des France de chrono. Puis j’ai rencontré l’un de leurs dirigeants lors du Tour du Piémont Pyrénéen. On a longuement discuté. Mes qualités de rouleur les ont séduits.

J’ai commencé le vélo à quatre ans. A Bagnères-de-Bigorre. Et j’y suis resté jusqu’à cette année. Ils m’ont beaucoup appris. Je remercie mon entraîneur, Manu Cibat qui m’a amené jusque-là. C’est grâce à lui que j’ai atteint ce niveau aujourd’hui. Les coureurs de l’équipe n’ont pas hésité une seconde à rouler pour moi. Bagnères c’est un super club. Il forme les jeunes. Puis les jeunes doivent s’en aller pour rejoindre les grosses DN.

Pour 2014, l’objectif sera d’intégré l’équipe de France. Je ne suis pas qu’un spécialiste du chrono. A la base, je suis un grimpeur. L’Essor Basque, la Ronde de l’Isard ou le Tour des Pays de Savoie. Ce sont des courses qui m’intéressent. Le challenge national espoir ainsi que les deux championnats de France de contre-la-montre (Espoirs et amateurs) seront à travailler. La course qui me fait rêver, c’est le Tour de l’Avenir. Mais pour cela, il faut être en équipe de France. Si j’en ai les moyens, mon objectifs à long terme sera de passer professionnel. La route est encore longue… »

Kévin Lebreton est l'une des recrues de l'équipe cycliste de l'armée de terre

Kévin Lebreton  – 20 ans :

« Le Tour de Bretagne dans la tête »

« Mon passage à Cholet était indispensable pour pouvoir prétendre à accéder au plus haut niveau. Il faut apprendre à marcher avant de savoir courir comme on dit. C’est au moment de ma première coupure, en juillet, que j’ai décidé de rejoindre l’Armée. Malgré mon titre de champion régional des Pays de la Loire, j’aurais aimé pouvoir plus faire honneur à cette tunique.

Je souhaitais rejoindre une équipe soudée, au programme de courses conséquent. Je ne voulais pas faire que du vélo. L’Armée de Terre m’offre une opportunité rare. Me former dans un corps de métier qu’ils me laissent choisir. Nous avons déjà eu une réunion ensemble. En ce moment, nous sommes en stage de cohésion, pour une semaine. (A proximité de l’Alpe d’Huez, NDLR)

Avant toute chose, nous sommes militaires. Ce qui engendre la vie en caserne. Des poses de congés pour avoir des permissions. Port de l’uniforme. C’est souvent le détail que les gens ne retiennent pas…

Les objectifs pour la saison à venir restent les épreuves de la Coupe de France DN1. Après, comme tout breton qui se respecte, le Tour de Bretagne est dans ma tête. Pour le reste, je fais confiance au dynamisme du groupe pour enchaîner les résultats et les victoires. »

Suite de l’article Mercredi 18 décembre ; 20H !
En attendant, rendez-vous sur Facebook et Twitter.

Une réflexion sur “Mutations 2014

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