Tom Bossis

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Tom Bossis veut rapidement faire ses preuves chez les Elites

Tout fraîchement arrivé dans la catégorie des Espoirs, le coureur du CR4C Roanne n’a pas tardé à se mettre en évidence. Les courses au soleil, puis quelques épreuves sous le soleil Varois et voilà Tom Bossis parmi les meilleurs français de sa génération. Champion régional Junior l’an passé, le rhônalpin souhaite grandir, s’élever et progresser en 2013. Entre deux courses, Tom Bossis a répondu aux questions de La Gazette Des Sports, un certain 21 février, le jour de ses 19 ans. Entretien.

« Nous sommes performants, mais il faut concrétiser ! »

Après deux belles années chez les Juniors, durant lesquelles il a su marquer les esprits, le grimpeur Roannais est resté fidèle à la formation du CR4C Roanne. Plus qu’une équipe, les « 4 chemins » étaient devenus une famille pour Tom Bossis. Malgré le passage au contact des élites, l’ambiance est restée intacte, le niveau, lui n’a cessé d’augmenter.

« Le groupe Junior était comme une petite famille, nous vivions presque toute l’année ensemble. En arrivant dans le groupe élite, on avait forcément un peu peur de perdre cette ambiance et de retrouver un peu plus de pression. On nous a vite rassurés. Cette année, l’effectif a légèrement été réduit et rajeuni. Sur le plan collectif, même si on a du mal à concrétiser depuis le début de saison, on a pu voir qu’on était quand même déjà performants. Je pense notamment à l’arrivée de la Coupe de France DN1, au « Jean Masse », où nous étions six coureurs du CR4C à l’avant ou encore au Grand Prix du Paix d’Aix quand on a tenté un coup collectif dans le final, avec quatre Jaunes et Bleus dans le groupe de tête. » Rapporte l’intéressé, classé 11e lors du récent GP D’Aix, épreuve élite nationale.

Tom

« J’ai toujours eu des ambitions élevées. Ça m’a fait progresser. »

L’an passé, alors qu’il n’était que junior, « Sisbos’ » a remporté le classement général du Tour de la CABA, une course Toutes Catégories. Dès lors, le CR4C Roanne savait qu’il pouvait compter sur la fraîcheur d’un homme fort en construction. Mais un changement de catégorie nécessite un temps d’adaptation, aux nouvelles épreuves, au niveau, plus élevé. Rien de tout cela n’allait effrayer notre jeune Bossis.

« En Espoir, il y a moins de courses références que ce que l’on peut avoir en Junior. Là, on découvre un nouveau calendrier. Se fixer des objectifs devient forcément plus compliqué. Personnellement, je pense que c’est un peu le piège, et que lorsque l’on dispose d’un calendrier, aussi fourni et varié que le nôtre, les occasions de briller sont nombreuses, tout au long de l’année. Néanmoins, j’ai toujours eu des ambitions élevées. Certes, je ne les ai pas toujours satisfaites, mais cela m’a toujours fait progresser. C’est comme ça que je fonctionne, en me tirant au maximum vers le haut. » Décrit le lauréat du Tour Nivernais Morvan Juniors 2012.

« J’ai envie de courir avec les professionnels… »

tom bossisSortir des Juniors, c’est aussi, et surtout, s’ouvrir de nouveaux horizons. Enfin, les plus belles courses du calendrier français mais aussi étranger s’ouvrent à vous. Les Flandriennes, les Ardennaises, les Elites Nationales, les courses à étapes… Espoir, les années de l’insouciance, des rêves aussi et parfois des déceptions. Pour Tom Bossis, la première en date est survenue lors de l’annonce des sélections pour Liège-Bastogne-Liège Espoirs.

« Cette année, nous étions candidats à Liège-Bastogne-Liège Espoirs. Nous n’avons pas été retenus. Ce fût une déception, car j’aurais adoré en prendre plein les yeux là-bas. Mais je continue de rêver de certaines courses, comme les « Classe 2 », ces épreuves où l’on peut côtoyer les professionnels. L’an passé, j’ai suivi une étape du Rhône Alpes Isère Tour dans la voiture du club. Courir avec les professionnels, c’est ce dont j’ai envie. Je n’ai sans doute pas encore le niveau de m’aligner sur ce genre de courses alors il va falloir encore patienter un peu, et travailler, mais j’ai déjà hâte ! » Indique-t-il à La Gazette Des Sports

« Je me surprends ! »

Après des mois de labeur et d’entraînements, des milliers de kilomètres avalés, il était l’heure de la reprise. « Le changement c’est maintenant » comme disait l’autre. Le changement, c’est aussi sur le vélo. Classé 4e du Grand Prix de Carcès puis 5e de la deuxième étape des Boucles du Haut-Var, Tom Bossis avait entamé sa saison par une anecdotique 59e place lors des Boucles Catalanes. En moins de deux semaines, le Roannais a su prendre le rythme.

« J’ai repris l’entrainement en décembre dernier, le 7 précisément. Je suis arrivé sur les Courses au Soleil, début février, avec une bonne base de travail. Sur le premier week-end, il m’a manqué du rythme. J’ai été dans le coup, mais pas à l’avant. Sur les courses suivantes en première catégorie, ça allait mieux. A chaque fois, j’ai joué la victoire, en terminant 4e puis 5e. Lundi dernier, je disputais le Grand Prix du Pays d’Aix, ma première « Elite Nationale ». J’étais devant et je termine 11e. J’ai passé un palier physique au cours de l’hiver mais je ne m’attendais pas à tant, tant mieux ! Je me surprends, surtout que je n’ai pas vraiment augmenté mes charges d’entrainement. Les courses avec les « grands » me conviennent mieux que celles avec les Juniors. Je serais content si j’arrivais à rester régulier à ce niveau, et pourquoi pas à me hisser encore un peu plus haut… » Lâche l’élève de STAPS.

faussurier - bossis

« Avec Romain on veut faire nos preuves tout de suite ! »

Les talents de demain sont aujourd’hui dans les pelotons amateurs. Juniors, Espoirs, qu’importe, « la valeur n’attend pas le nombre des années » disait Corneille dans Le Cid. Cet adage irait parfaitement à Tom Bossis et son fidèle compagnon, Romain Faussurier. Lui, l’ancien champion de France Junior, membre régulier de l’équipe de France, l’un des meilleurs français de sa génération partage régulièrement ses succès avec ses coéquipiers. A peine 19 ans et voilà les deux gaillards parmi les meilleurs français.

« Cette année, avec Romain (Faussurier), nous sommes ensembles partout. Le matin en cours, l’après-midi à l’entrainement, et le week-end sur les courses. Du coup, c’est sûr, on nous rapproche souvent. En fait, nous sommes très différents l’un de l’autre, et j’apprends beaucoup de lui. La décontraction, c’est lui qui me l’apporte. C’est sans doute le principal changement par rapport à l’an dernier. Je me mettais beaucoup de pression. Cette année, moins. Alors, cela doit sans doute jouer dans ma progression. Avec Romain, on a un peu bousculé les habitudes du club cette année. On est arrivés avec les dents longues, beaucoup d’envie et beaucoup d’orgueil. On veut faire nos preuves tout de suite. Les plus expérimentés nous calment un peu et ils ont raison de le faire. Mais c’est aussi pour cela qu’on marche bien. » Explique le talentueux Bossis avant de poursuivre sur son avenir proche.

« Cette année, je vais prendre le calendrier au jour le jour. Tous les week-ends, nous avons rendez-vous avec de belles courses. Il va y avoir beaucoup d’Elites, à l’image du Bédat (à Clermont-Ferrand) ce week-end puis le Circuit des 4 cantons, le week-end suivant avec une « Toutes Catégories » le lendemain. Troyes-Dijon et le Grand Prix de Saint Etienne devront suivre. Entre temps, il y aura la Coupe de France DN1 pour le club et j’espère pour moi aussi… » Conclut, ambitieux, le Roannais.

Josselin Riou – @Josselin_Riou

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