Vivien Brisse

Vivien Brisse à Roubaix / Philippe Seys
Vivien Brisse à Roubaix / Photo : Philippe Seys

Vivien Brisse en piste pour les Mondiaux

Après un succès en Américaine sur la coupe du Monde de Piste au Mexique, Vivien Brisse (24 ans) a enchaîné avec les « France » Piste où il a décroché l’argent à deux reprises ainsi qu’une médaille de bronze. Dans quelques semaines, le nouveau coureur de Périgueux va s’envoler pour Minsk (Biélorussie) pour y disputer les championnats du monde de la discipline. Il revient pour @La Gazette Des Sports sur son parcours hivernal.

« J’ai peut-être manqué de fraîcheur. »

Alors que le commun des mortels serait satisfait d’ajouter trois nouvelles médailles nationales à leur palmarès, Vivien Brisse, lui, ne peut s’avouer comblé. « On est toujours déçu lorsque l’on est présent à plusieurs reprises sur un podium, mais que l’on ne gagne pas. » Une déception perceptible et compréhensible pour l’Aquitain qui venait de vivre quelques heures intenses à travers le monde. « Avec les camarades de l’Equipe de France, nous sortions d’un hiver sur les coupes du Monde et il était donc normal que nous possédions une condition physique supérieure aux coureurs qui se sont préparés dans leurs régions, sans forcément pouvoir pratiquer la piste sur un vélodrome couvert. Petite aparté, je pense que ce facteur est en grande partie responsable du peu de coureurs engagés sur les Championnats de France Elites sur piste. »

« Personnellement, je sortais tout juste des « 6 jours » de Berlin, épreuve que j’ai disputé juste après la Coupe Du Monde Mexicaine. J’ai quelque peu manqué de fraicheur mais je suis surtout tombé sur un très bon Thomas Boudat (Vendée U). Vraiment impressionnant lors de l’épreuve de l’Omnium. Sur l’américaine, la paire Morgan Kneisky / Julien Duval (Roubaix Lille) était vraiment plus forte que nous (Vivien Brisse était associé à Yoan Verardo). » Commente l’ancien coureur du CR4C Roanne. Un titre national acquis à Roubaix le week-end dernier lui aurait permis d’aborder les prochains mondiaux avec davantage de confiance car les Championnats de France n’étaient « qu’une étape dans ma préparation. » Ajoute l’intéressé.

Morgan Kneisky (à gauche) et Vivien Brisse visent une médaille à Minsk.
Morgan Kneisky (à gauche) et Vivien Brisse visent une médaille à Minsk.

« On peut viser un podium à l’Américaine ! »

Aligné sur les épreuves de l’Omnium et de l’Américaine, Vivien Brisse se présente avec des ambitions différentes sur les deux épreuves et nous les dévoile. « Malgré mon âge, bientôt 25 ans, je n’ai jamais vraiment pratiqué l’Omnium. Il y avait toujours des coureurs plus forts que moi comme Bryan Coquard. C’est quand même une épreuve qui avantage les coureurs rapides. C’est la première année que je m’y suis réellement mis. De ce fait, je n’ai pas d’objectif particulier pour les « Monde » sur cette épreuve,  si ce n’est de prendre chaque course les unes après les autres, en essayant de faire de mon mieux. Le résultat devrait suivre. Pour ce qui est de la course à l’Américaine, ça n’a rien à voir. Nous avons une paire, avec Morgan Kneisky, qui a déjà bien fonctionné par le passé. Nous avons notamment terminé 4e du Championnat du Monde 2011 et 3e au Championnat d’Europe 2011 mais aussi 2e de la Coupe du Monde 2012. Avec ce palmarès, nous ne partons pas dans l’inconnu ensemble. Si nous avons les jambes le Jour-J, on peut viser le podium ! »

Thomas Boudat : L’un des coureurs les plus doués, avec Coquard.

Lorsqu’il remporta la Coupe du Monde de l’Américaine à Aguascalientes (Mexique), l’habitué du Vélodrome Bordeaux-Lac était associé au tout jeune Thomas Boudat, 18 ans et déjà champion de France de l’Omnium.

Thomas Boudat a impressionné Vivien Brisse / Photo : Angélique Leblanc
Thomas Boudat a impressionné Vivien Brisse / Photo : Angélique Leblanc

« Je pense avoir vu passer quelques pistards et je dirais que Thomas est l’un des deux plus doués que j’ai côtoyé avec Bryan Coquard. Il n’a à peine 18 ans, et est totalement décomplexé. Je n’ai pas pu voir sa victoire l’an dernier lors des Championnats d’Europe junior et c’est lors des « 6 Jours » de Grenoble, que je l’ai réellement découvert. Nous étions ensemble pour disputer cette épreuve, et l’image que je garde de lui, c’est un sprint qu’il a réalisé face à Iljo Keisse (Omega-Pharma-Quick-Step) que Thomas a gagné ! Je me suis alors dit : « Ce mec est un bon et il n’a peur de rien. » Tout cela s’est confirmé sur la coupe du Monde au Mexique. Il aurait pu être marqué par l’enjeu ou par la pression, mais il n’en fût rien. Il était sûr de lui, et j’ai très vite compris pendant la course qu’il ne flancherait pas. Lors des prochains mondiaux sur piste, il sera aligne sur le Scratch ou sur la Course aux Points. Je ne serais pas surpris de le voir réaliser encore une performance. C’est un surdoué ! Nous devrions rapidement en entendre parler sur la route… » Analyse d’un œil affûté l’aîné, Vivien Brisse.

Le pistard, connaisseur d’ambiances.

Comme tout grand pistard, le vice-champion de France de l’Omnium et de l’Américaine écume les vélodromes à travers le monde. Mexique, Belgique, Allemagne ou Suisse, rien n’échappe à Vivien Brisse, surtout pas l’ambiance.

« La dernière ambiance qui m’a marquée, c’était il y a tout juste une semaine à Berlin, lors des « 6 Jours ». Le public allemand est passionné et s’y connait très bien en cyclisme et il est là pour encouragé l’ensemble des coureurs. Je retiendrais également l’ambiance que l’on trouve en Amérique Latine, à Cali ou à Aguascalientes. Une ambiance très chaude qui nous marque, nous amateurs, car nous n’avons pas souvent l’occasion de prendre autant de photos que là-bas. Enfin, comment oublier les « 6 Jours » de Gand ? Avec la présence d’Iljo Keisse, l’un des plus grands pistards du Monde. C’est toujours très impressionnant. » Se souvient Vivien Brisse.

Un retour sur la route pas encore programmé.

 Pistard l’hiver, c’est bien sur la route que l’Aquitain, originaire de Saint-Etienne fait ses gammes. S’il a rejoint Périgueux pour la saison 2013, c’est avant tout pour des raisons pratiques. Bien qu’il se sentait très bien au CR4C Roanne, Vivien Brisse ne pouvait plus se permettre des « Aller-Retour » entre Bordeaux, sa ville de résidence et Roanne. Ainsi, il décida de rejoindre Mickael Dhinnin, Jean Mespoulède, Alexis Tourtelot ou les frères Soubes dans la formation de Périgueux. Avant de porter ses nouvelles couleurs, le pistard doit déjà en finir avec sa saison hivernale et « ne pense couper trop longtemps », afin de « conserver les acquis de l’hiver » indique-t-il. Ensuite, il se mettre à l’œuvre sur des épreuves telles que le Tour de Gironde qui lui tient particulièrement à cœur car « elle passe tout près de chez moi ! » Conclut Vivien Brisse, qui pense avant tout à une toute autre échéance : le mondial.

Par Josselin Riou – @Josselin_Riou

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